Ecoles de musique: le canton prié de payer plus

Canton de Vaud Six ans après la mise en oeuvre de la loi sur les écoles de musique (LEM), les députés vaudois estiment que les promesses de financement n'ont pas été tenues.

L'application de la loi sur les écoles de musique (LEM) suscitent des critiques.

L'application de la loi sur les écoles de musique (LEM) suscitent des critiques. Image: Keystone

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Le Grand Conseil vaudois a tiré mardi un bilan mitigé de la mise en oeuvre de la loi sur les écoles de musique (LEM). Les députés ont voté une résolution qui demande au canton de revoir à la hausse sa participation, et cela sans tarder.

«Revenir à ce qui était promis»

La loi sur les écoles de musique est entrée en vigueur en 2012, après 30 ans de discussions. Son objectif était d'encourager et d'harmoniser l'enseignement de la musique sur tout le territoire, avec un financement du canton, des communes et des parents.

Le premier bilan, tiré six ans après sa mise en oeuvre, a suscité un certain nombre de critiques. Pour beaucoup de députés, le canton n'a pas tenu ses promesses de financement. Dans certaines régions, cela a même débouché sur une hausse des coûts d'écolage.

«Il faut revenir à ce qui était promis: 30% pour le canton, 30% pour les communes et 40% pour les parents», a réclamé Jean-Michel Dolivo (A Gauche Toute). A ses yeux, le montant nécessaire serait «de l'ordre de 2 à 3 millions de francs par année. Pas un montant faramineux lorsqu'on connaît le budget de l'Etat de Vaud», a-t-il ajouté.

Pour Alexandre Berthoud (PLR), le président de la commission, la participation cantonale devrait passer de 4,7 à 6,2 millions de francs par an, soit une hausse de 1,5 million de francs. En mai, la Fondation pour l'enseignement de la musique (FEM) avait, elle, réclamé 2,2 millions de francs supplémentaires au canton.

Autre point noir, soulevé par les députés: les conditions de travail des enseignants qui ne se sont pas suffisamment améliorées. «Les progressions salariales n'ont pas pu suivre le rythme souhaité», a regretté Raphaël Mahaim (Verts).

Bilan aussi positif

La conseillère d'Etat Cesla Amarelle a dressé un bilan plus positif de la loi. Elle a salué deux progrès importants, comme «l'amélioration de la qualité de l'enseignement et, quoi qu'on en dise, la progression des conditions de travail».

La cheffe du Département formation, jeunesse et culture (DFJC) a proposé de réunir, à l'automne, tous les partenaires au sein d'une plate-forme de discussion. «L'augmentation du montant socle payé par le canton pourrait être discutée à ce moment-là», a-t-elle expliqué.

Pas question, a répliqué Raphaël Mahaim: «Il n'est pas opportun de solliciter aujourd'hui les communes. Lancer une telle plate-forme est le meilleur moyen pour embourber la situation. Le canton doit commencer par mettre la main au porte-monnaie», a-t-il relevé.

Questions à discuter

Mme Amarelle a insisté sur la nécessité de convoquer cette plate-forme canton-communes. Le rapport de la FEM soulève un certain nombre de problèmes. «Plusieurs points dépassent la seule question financière. Il faut en discuter», a-t-elle expliqué. La résolution, qui demande au canton d'agir sans tarder, a été votée par 104 voix contre 9 et 7 abstentions. (ats/nxp)

Créé: 10.09.2019, 17h21

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