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Un écrin de verre pour les sciences de la vie

Le bureau d'architectes bruxellois Baukunst et le parisien Bruther réaliseront le bâtiment où seront étudiées la chimie et la biologie.

Située en face du bâtiment Amphimax, la future construction destinée aux sciences de la vie prévoit un système de coursives censé canaliser les flux de personnes vers l’extérieur.
Située en face du bâtiment Amphimax, la future construction destinée aux sciences de la vie prévoit un système de coursives censé canaliser les flux de personnes vers l’extérieur.

L’Université se développe, les bâtiments suivent. La preuve dans le quartier académique UNIL-Sorge, à deux pas de l’EPFL, où sera érigé le futur bâtiment des sciences de la vie, dont le nombre d’étudiants ne cesse de croître. Les contours de l’édifice tout en verre, prévu pour les deux hautes écoles, ont été précisés hier, à l’occasion de l’annonce du résultat du concours d’architecture.

Après un premier tri parmi plus de 80 candidatures, puis l’examen des dossiers retenus et les délibérations du jury, c’est le projet des bureaux bruxellois Baukunst et parisien Bruther qui remporte la mise. Charge donc à eux de bâtir le nouvel écrin des sciences de la vie, dont le premier coup de pioche sera donné en 2019.

Baptisé «23071933», le projet primé se veut un hommage à l’architecte anglais Richard Rogers (né le 23 juillet 1933). Il emprunte d’ailleurs à l’architecte star sa propension caractéristique à placer les escaliers à l’extérieur des bâtiments.

De très bonne facture sur le papier, la future réalisation viendra rejoindre les autres bâtiments emblématiques des lieux – le Rolex Learning Center en tête – qui font rayonner les hautes écoles lausannoises aux quatre coins du monde. «Nous avons évidemment pensé à l’environnement très prestigieux du site, où ont œuvré de grands architectes, pour imaginer notre projet», indique Adrien Verschuere, du bureau Baukunst. Lequel précise même qu’une telle concentration de bâtiments hors normes n’est pas totalement étrangère à la participation de son bureau.

Rectrice de l’Université de Lausanne (UNIL), Nouria Hernandez est parfaitement consciente que ces considérations esthétiques ont leur importance. «Ça compte énormément, notamment lorsqu’il s’agit d’attirer des étudiants et de faire venir des chercheurs convoités par d’autres universités.»

Concrètement, le futur bâtiment, devisé à 136 millions de francs – cofinancés par le Canton à hauteur de 83 millions, l’EPFL à hauteur de 27,5 millions et par une subvention fédérale de 25,5 millions –, abritera des salles de travaux pratiques pour des étudiants et des chercheurs des deux écoles.

Du Bugnon à Dorigny

Véritable trait d’union scientifique entre les deux institutions, le bâtiment comptera d’ailleurs deux entrées, une pour chaque école, ce qui soulignera encore la collaboration UNIL-EPFL.

Avec la future réalisation, c’est également un déménagement qui est prévu. Aujourd’hui à l’étroit sur le site lausannois du Bugnon, le Département des neurosciences fondamentales de l’UNIL et ses 140 chercheurs s’installeront à Dorigny au terme des travaux. Ils y retrouveront la centaine de chercheurs du Département de microbiologie fondamentale. «Le tout est très cohérent. Le nouveau bâtiment permettra une reconfiguration thématique autour des sciences de la vie, tandis que sera développé un pôle cancer près de l’hôpital», se réjouit Nouria Hernandez.

Tourner la page Neuropolis

Sur le campus, le projet d’un bâtiment dédié aux sciences de la vie existe depuis longtemps. Il y a quelques années, un projet, Neuropolis, devait remplir la même fonction. De plus, il devait accueillir les équipes du Human Brain Project, ce grand projet de recherche européen sur le cerveau coordonné par l’EPFL. Le départ de ces équipes pour Genève avait sonné le glas du projet Neuropolis, mais les besoins du campus en infrastructures des sciences de la vie demeuraient. «Neuropolis comportait une large part prévue pour l’UNIL, raison pour laquelle le Canton met tant d’argent. Ce nouveau bâtiment n’est donc pas une compensation, mais bien la continuité du projet de l’époque», explique Anne-Catherine Lyon, cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture.

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