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Les éducateurs font leur entrée à l'école, avec la bénédiction des enseignants

Le concept d’école inclusive est en phase de test. Les premiers retours semblent concluants. Les profs se disent soulagés.

Cesla Amarelle: "Les enseignants ne se retrouvent plus seuls à devoir trouver des solutions aux problèmes rencontrés dans les classes."
Cesla Amarelle: "Les enseignants ne se retrouvent plus seuls à devoir trouver des solutions aux problèmes rencontrés dans les classes."
VANESSA CARDOSO

«L’arrivée des éducateurs dans nos établissements constitue un apport intéressant», explique Marina Andres, directrice de l’Établissement primaire et secondaire du Pays-d’Enhaut. Le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) a dressé vendredi à Villeneuve un premier bilan des mesures déployées dans le cadre de son concept 360° visant à une école plus inclusive. «Les premiers retours nous indiquent que les enseignants se sentent soulagés, explique Cesla Amarelle, conseillère d’État chargée de la Formation. Ils ne se retrouvent plus seuls à devoir trouver des solutions aux problèmes rencontrés dans les classes. L’école avance vers plus d’égalité. Car elle renforce notre capacité à maintenir les élèves à besoins particuliers dans le périmètre scolaire.» Actuellement en phase de test dans les Alpes vaudoises, ces mesures seront généralisées en août dans les sept autres régions scolaires du canton.

Une enseignante et une éducatrice sociale (ESS) de l’Ouest vaudois ont aussi été appelées à témoigner devant la presse de leur expérience à partir de l’exemple d’un jeune garçon de 8ans qui, comme 18% des écoliers, peine à endosser son rôle d’élève, perturbant la classe, accaparant l’enseignant et mettant en danger la suite de sa scolarité. La réaction de la maîtresse fuse: «Nous avons pu trouver des solutions rapides et souples ensemble avec l’éducatrice et les parents. Cela m’a aussi permis de souffler. Et l’écolier concerné poursuit désormais sa scolarité avec les autres enfants.»

Parallèlement à l’intervention d’éducateurs dans les milieux scolaires, l’aide à la parentalité constitue la seconde nouvelle mesure déployée. Une cinquantaine de familles auraient déjà eu recours à ce service. «L’éducation appartient d’abord aux parents, commente Frédéric Vuissoz, chef du Service de protection de la jeunesse (SPJ), mais nous sommes là pour les soutenir. Il s’agit d’intervenir le plus vite possible lorsqu’un problème est identifié. Il est parfois utile de rappeler aux parents de se mobiliser dès qu’ils perçoivent un problème de stress de leur enfant face à l’école.» Les éducateurs peuvent intervenir auprès des élèves, des enseignants et des parents, du repérage aux situations de crise.

Des besoins différents

Chaque établissement a trois ans pour définir son propre «concept d’établissement» et déterminer les besoins de ses élèves et les réponses à leur apporter. «C’est un dispositif particulièrement adapté à notre établissement compte tenu de la diversité de nos élèves issus d’une région comprenant des sites urbains et montagnards», poursuit Marina Andres, également présidente de la Conférence régionale des Alpes vaudoises (CRAV).

Pour parvenir à davantage d’égalité à l’école, le DFJC a augmenté de 10,8% son budget alloué aux élèves en âge de scolarité obligatoire, entre 2015 et 2020. «Cela représente plus du double de l’augmentation démographique du nombre d’élèves (+5,2%), souligne Cesla Amarelle. Avec 668 francs de plus par année et par élève en cinq ans –132 millions de francs au total? c’est l’équivalent de 318 postes à temps complet d’enseignants spécialisés (+142) et d’assistants à l’intégration (+176) qui ont été engagés sur cette période.»

Sera-ce suffisant? «Il s’agit aussi de maîtriser les coûts, répond Cesla Amarelle. Les besoins particuliers des élèves évoluent de plus très vite. Et des profs se trouvent déjà trop entourés.» «Les 93 établissements vaudois ont des besoins différents, ajoute Giancarlo Valceschini, directeur général de l’Enseignement obligatoire. L’idée est de les accompagner lors la mise en place du dispositif, pour mobiliser les ressources au mieux en fonction des besoins.»

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