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Les élèves vaudois manquent d’air propre en classe

Les locaux scolaires doivent être mieux aérés, recommande le Département de la formation.

Il faut aérer «généreusement» les classes avant le début des premiers cours du matin.
Il faut aérer «généreusement» les classes avant le début des premiers cours du matin.
Jean-Paul Guinnard

Les élèves de l’école vaudoise ne respirent pas un air assez propre en classe. En décembre, les 93 directeurs d’établissements ont reçu une lettre de leur hiérarchie pour leur rappeler que «la qualité de l’air dans les classes a une forte influence sur les performances intellectuelles des élèves et des enseignants, mais aussi sur leur santé», indique ce mardi le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture dans un communiqué.

Il faut aérer «généreusement» avant le début des premiers cours du matin, puis utiliser entièrement toutes les pauses, courtes ou longues, pour aérer de nouveau. Et encore une fois complètement avant le début des cours de l’après-midi. Voilà quelques-unes des huit «Règles d’or» qui seront diffusées par affichettes dans l’ensemble des établissements.

Le département vaudois relaie une campagne de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Il y a quelques années, celui-ci a reniflé une centaine d’établissements: deux classes sur trois présentent un taux de concentration en CO2 «inacceptable, dépassant le seuil d’hygiène», à savoir supérieur à 2000 ppm (part par million). Après avoir changé les habitudes, seule une classe sur dix présentait alors un air «inacceptable». Entre 1400 et 2000 ppm, l’air n’est que «suffisant». «Pour assurer de bonnes conditions d’apprentissage, la quantité de CO2 dans les salles de classe devrait en tout temps rester inférieure à 1400 ppm», écrit l’OFSP. Et l’air est «excellent» si le taux est inférieur à 1000 ppm.

«Chaque classe pourra disposer d’un appareil de mesure pendant une semaine pour se sensibiliser aux enjeux de l’aération», explique Grégoire Vagnières, spécialiste des constructions scolaires au Département de la formation. Pour arriver à cet objectif, 178 de ces appareils parviendront bientôt dans les écoles, pour un coût de 65'000 francs. «Le taux de CO2 est un bon indicateur de la qualité. S’il est trop élevé, alors des substances comme le formaldéhyde et le radon sont également trop concentrées», précise Grégoire Vagnières.

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