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Une élue veut des mentors pour les chômeurs âgés

La PLR Catherine Labouchère évoque un système de mentorat où des bénévoles font profiter les sans-emploi de leur expérience.

La députée PLR Catherine Labouchère est séduite par l'expérience du canton de Saint-Gall pour les chômeurs âgés.
La députée PLR Catherine Labouchère est séduite par l'expérience du canton de Saint-Gall pour les chômeurs âgés.
JEAN-BERNARD SIEBER/ARC/A

Membre de commissions intercantonales, la PLR Catherine Labouchère s’intéresse à une expérience menée depuis douze ans à Saint-Gall. «Le programme consiste à former un tandem entre un chômeur âgé (50 à 60 ans) et un mentor bénévole», explique l’élue dans une interpellation développée récemment au Grand Conseil.

«C’est une manière, poursuit-elle au téléphone, de redonner confiance aux gens et de les amener à envisager leur recherche d’emploi sous un angle différent; par exemple de les inciter à chercher ailleurs que dans leur branche.» L’élue demande ainsi au Conseil d’État de se pencher sur la pratique saint-galloise pour voir si un tel dispositif est possible dans le canton de Vaud.

Du côté du Service cantonal de l’emploi, on ne compte pas se prononcer sur une telle proposition avant d’avoir répondu de manière circonstanciée à la députée. Tout juste fait-on remarquer que les chômeurs âgés sont relativement nombreux… Fin 2016, ils étaient 1304 à avoir épuisé leurs indemnités. Le conseiller d’État Pierre-Yves Maillard a d’ailleurs lancé un appel aux entreprises pour ouvrir 1000 emplois d’une année à destination des seniors depuis longtemps au chômage. Pour l’heure, les organisations patronales n’y croient pas (24 heures du 17 novembre). La Fédération vaudoise des entrepreneurs se montre perplexe et le Centre Patronal affirme que ses membres ne peuvent pas créer des emplois «ex nihilo». Pas question, en outre, de faire le travail de l’État.

L’Entraide protestante suisse (EPER) a fait l’expérience du mentorat avec des migrants qualifiés. Sa secrétaire générale, Magaly Hanselmann, rapporte que le système a donné des résultats satisfaisants: «C’est un challenge de trouver des mentors. Mais une fois en place, le réseau peut profiter aux demandeurs d’emploi et leur éviter l’isolement.»

Dans le cas de l’aide aux migrants qualifiés, les soft skills des mentors ont été particulièrement précieux. Ces qualités qui ne s’apprennent pas à l’école, comme les compétences personnelles, les aptitudes à la proactivité ou le savoir-vivre, sont clairement utiles à des gens qui viennent d’un autre pays et ne connaissent pas les codes du nôtre. Pas sûr que l’équation joue pour des chômeurs locaux.

Aux yeux de Catherine Labouchère, l’essentiel est de ne pas laisser le chômage s’installer. Elle précise que le programme saint-gallois plus a déjà vu naître 600 paires mentor-chômeur, avec un taux de réussite de 65%. La recette est donc jugée pour le moins «intéressante».

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