Emotion au Grand Conseil à l'évocation de Marie

LausannePierre-Yves Maillard et Jacques-André Haury ont pris la parole cet après-midi à Rumine. Pour dire leur sympathie à la famille de Marie. Pour esquisser la possibilité de modifications dans la loi, aussi.

Pierre-Yves Maillard a tout d'abord adressé à la famille de Marie la sympathie du Conseil d'Etat.

Pierre-Yves Maillard a tout d'abord adressé à la famille de Marie la sympathie du Conseil d'Etat. Image: Keystone

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Dans son intervention en ouverture de séance, le président du Conseil d'Etat Pierre-Yves Maillard a souligné que face à «l'indicible» et à «l'horreur», «nous voulons dire ici notre émotion partagée et notre soutien». Certains trouvent dans l'épreuve la force de «croire encore au bien et d'aimer la vie malgré tout». «Nous souhaitons aux parents et aux proches de Marie de trouver ces forces», a déclaré Pierre-Yves Maillard.

Quant aux responsabilités, le conseiller d'Etat a tenu à préciser certains éléments. «C'est un criminel qui a agi. (...) La responsabilité première appartient à ce criminel».

Le premier responsable est celui qui a tué
«La recherche de responsabilités a une limite», a relevé le président. «A force d'attribuer des responsabilités à tant d'acteurs divers, on finit par n'en attribuer à personne. Et l'auteur du crime lui-même finit par disparaître».

Concernant d'autres implications, «il appartient d'abord aux autorités judiciaires d'analyser les faits et la genèse d'une décision relevant de sa compétence», en allusion à l'effet suspensif accordé au criminel. Le Tribunal cantonal a pris la mesure de la situation et a ordonné une enquête dont les résultats sont attendus d'ici fin juin, a relevé Pierre-Yves Maillard.

Le président de la Commission de haute surveillance du Tribunal cantonal, le député Jacques-André Haury a pris ensuite la parole. «A ce stade, la Commission de haute surveillance du Tribunal cantonal (CHSTC) considère que le Tribunal cantonal a réagi de manière adéquate et que le Grand Conseil doit lui conserver sa confiance», a-t-il affirmé en référence à l'enquête confiée au procureur général du canton de Soleure, Félix Bänziger.

Le rapport avant les éventuelles réformes
Quant aux suites à donner à «l'horreur» de ce crime, les deux orateurs ont chacun annoncé qu'il faudra attendre les conclusions du rapport pour se prononcer. La CHSTC «proposera le cas échéant par voie de motion les modifications légales qui paraîtraient de nature à prévenir la répétition d'un drame comme celui de Payerne», a ainsi estimé Jacques-André Haury.

Au Conseil d'Etat, on dit la même chose, à savoir qu'il paraît «nécessaire» que le Grand Conseil ainsi que le Conseil d'Etat «examinent ces faits et en tirent le cas échéant des enseignements sur les réformes qui s'imposeront».

Créé: 21.05.2013, 15h13

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