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«Les empreintes digitales ne sont pas toutes uniques»

Reconnu par ses pairs, Christophe Champod, expert en empreintes digitales, tient un discours atypique

Egalement spécialiste en analyse de traces de semelles, Christophe Champod met au défi ses étudiants de trouver deux paires de Converse aux semelles identiques. «Ils n’y parviennent jamais.»
Egalement spécialiste en analyse de traces de semelles, Christophe Champod met au défi ses étudiants de trouver deux paires de Converse aux semelles identiques. «Ils n’y parviennent jamais.»
Vanessa Cardoso

«Uniques, les empreintes digitales? Oui, enfin, elles ne le sont peut-être pas tant que ça…» Dans la bouche d’un spécialiste en identification d’individus grâce à leurs empreintes digitales – la dactyloscopie, disent les initiés –, la formule est déconcertante. Et elle émane d’un véritable ponte en la matière. Professeur à l’Ecole des sciences criminelles de l’Université de Lausanne (UNIL), Christophe Champod s’est récemment vu décerner la Henry Medal par la Fingerprint Society, à Manchester, pour l’ensemble de sa carrière déjà longue de vingt-cinq ans. La distinction honorifique, qui n’a été attribuée que quatre fois en plus de quinze ans, a également été remise à Scotland Yard par le passé. Autant dire que le spécialiste lausannois, souvent mandaté pour analyser des empreintes trouvées sur des scènes de crimes à l’étranger, n’est pas le premier venu.

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