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Des enfants dans la peau des jeunes réfugiés syriens

L’ONG Medair a simulé un camp de déplacés avec des élèves, pour qu’ils vivent cette terrible expérience de l’intérieur.

Collège Saint-Georges les jeunes élèves sont mis dans la peau de jeunes réfugiés syriens. Une simulation  organisée par l'ONG Medair. Les militaires armés contrôlent durement les réfugiés et leur extorquent des dollars.
Collège Saint-Georges les jeunes élèves sont mis dans la peau de jeunes réfugiés syriens. Une simulation organisée par l'ONG Medair. Les militaires armés contrôlent durement les réfugiés et leur extorquent des dollars.
Patrick Martin
Les militaires armés contrôlent durement les réfugiés et leur extorquent des dollars.
Les militaires armés contrôlent durement les réfugiés et leur extorquent des dollars.
Patrick Martin
Les jeunes devant les abris de fortune en carton.
Les jeunes devant les abris de fortune en carton.
Patrick Martin
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L’incompréhension se lit dans leurs yeux. Un sentiment d’injustice mêlé à un soupçon de crainte transparaît sur leurs visages. Ce groupe d’enfants vient de se faire rudoyer par un homme, en habit militaire et fusil au poing. Il les pousse, leur assène: «Vous n’avez pas le droit d’être là! Retournez d’où vous venez!» Les pré-ados brandissent un visa de l’ONU. L’intransigeance du garde fléchit: «Vous voulez rentrer? Donnez-moi du whisky et des cigarettes. Vous n’en avez pas? Donnez-moi de l’argent.» Certains s’exécutent, d’autres négocient. Par chance, l’arme est factice: la scène ne se passe pas en Syrie mais devant la St. George’s School, école privée de Clarens qui rassemble plus de 50 nationalités. L’ONG Medair – qui aide les plus vulnérables à survivre aux crises et à se relever dans la dignité – a mis sur pied lundi dernier une simulation d’un camp de réfugiés syriens avec une classe d’élèves de 12 ans, en vue de la Journée mondiale des réfugiés, qui a eu lieu samedi.

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