Entrepreneurs appelés à soutenir les jeunes sportifs

Lausanne 2020La Fondation Économie Sport et Jeunesse veut mobiliser les milieux économiques vaudois en marge des Jeux olympiques de la jeunesse.

Le sauteur à ski Sylvain Freiholz a déposé un dossier auprès de la Fondation ESJ, en vue de l'achat d'un tremplin mobile.

Le sauteur à ski Sylvain Freiholz a déposé un dossier auprès de la Fondation ESJ, en vue de l'achat d'un tremplin mobile. Image: David Genillard

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En 50 ans, les possibilités de se lancer dans une carrière de sauteur à skis ont fondu comme neige au soleil. «De 400 tremplins, on est passé à 10, en Suisse», relève Sylvain Freiholz, médaillé des mondiaux de Trondheim en 1997. Le canton de Vaud n’est pas le plus mal loti: y subsistent quelques infrastructures – aux Diablerets ou à la vallée de Joux – permettant d’initier les enfants à ce sport. «Mais si un jeune Romand veut poursuivre au-delà de 15 ans, il doit se déplacer à Einsiedeln ou en France.»

Comment assurer l’avenir de ce sport «pratiqué depuis plus de 100 ans en Suisse»? Comment donner la possibilité aux jeunes de s’y frotter? Ces questions, le Combier se les pose. Tout comme la Fondation Économie Sport et Jeunesse (ESJ), qui se fixe pour objectif de promouvoir le sport auprès des jeunes. Elle veut notamment contribuer à la mise sur pied de projets locaux, dans un premier temps en marge des Jeux olympiques de la jeunesse.

L’idée de Sylvain Freiholz d’offrir un tremplin de saut mobile – une structure aisément démontable de 4 m pour 30 000 à 50 000 fr. – a trouvé grâce auprès de la fondation. Elle l’a retenue parmi les premiers dossiers qu’elle envisage de soutenir. «Cette infrastructure rejoint les buts que nous nous fixons, à savoir un esprit de durabilité et un moyen de nous rapprocher des gens», salue Jacky Delapierre, vice-président d’ESJ.

Il est désormais possible de déposer des dossiers similaires sur le site Internet de la fondation. Chaque demande doit répondre au double objectif de promouvoir l’activité sportive et de bénéficier à la jeunesse. «Le but n’est pas de saupoudrer toutes les initiatives à coups de 1000 francs, précise toutefois Jacky Delapierre. Nous effectuerons un choix. Il ne s’agit par ailleurs pas d’un financement à 100% des projets retenus.»

Pour les financer, la fondation compte sur la générosité des entrepreneurs. «Nous avons activé notre réseau qui réuni 3500 entreprises dans ce but, précise Christian Paris, président de la fondation. Étant à la fois chef d’entreprise et sportif, il me semble nécessaire d’impliquer les milieux économiques dans l’organisation des JOJ.» Grâce notamment à l’implication du Centre Patronal, ESJ possède déjà une mise de départ de 70 000 fr. et se fixe pour mission de réunir 300 000 fr. (24 heures)

Créé: 01.02.2018, 17h01

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