Des entreprises internationales en pleine euphorie

TrophéesL’État, le DEV et la CVCI attribuent le 5e Prix vaudois des entreprises internationales à Tesa, Bobst et Sophia Genetics

Les trois lauréats Blaise Vuille (Tesa), Jean-Pascal Bobst (Bobst) et Jurgi Camblong (Sophia Genetics),sont entourés par Philippe Leuba, Aude Pugin, présidente de la CVCI, Claudine Amstein, directrice, et Jean-Frederic Berthoud, patron du DEV.

Les trois lauréats Blaise Vuille (Tesa), Jean-Pascal Bobst (Bobst) et Jurgi Camblong (Sophia Genetics),sont entourés par Philippe Leuba, Aude Pugin, présidente de la CVCI, Claudine Amstein, directrice, et Jean-Frederic Berthoud, patron du DEV. Image: ARC Jean-Bernard Sieber

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Le 5e Prix vaudois des entreprises internationales (PVEI) récompense cette année trois fleurons en pleine euphorie, deux sociétés industrielles historiques, Tesa et Bobst, et une start-up symbole de la nouvelle économie qui émerge dans le canton: Sophia Genetics.

Ces trophées sont décernés depuis 2014 conjointement par le Département de l’économie, de l’innovation et du sport (DEIS), l’organisme chargé du Développement économique dans le canton (DEV) ainsi que la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI). Ils récompensent des «sociétés qui brillent au-delà de nos frontières, et sont de surcroît des moteurs de l’économie vaudoise». Chacun des lauréats l’a emporté dans l’une des trois catégories prévues pour cette distinction selon des critères propres.

Entreprise étrangère: Tesa

Tesa, à Renens, arrive au premier rang dans la catégorie «Entreprise étrangère»: en mains du groupe suédois Hexagon depuis 2001, le fabricant d’outils de mesure de précision, instruments à main et têtes de mesure, fondée en 1941, a vécu plusieurs feuilletons difficiles durant lesquels elle a failli disparaître avant de se repositionner grâce aux nouvelles technologies et de retrouver depuis quelques années une base de stabilité. On note ainsi que l’entreprise compte toujours quelque 300 employés à Renens, comme il y a quinze ans, mais qu’elle dénombre désormais près de 500 collaborateurs supplémentaires dans le monde, dans des filiales en Europe, au Japon, aux États-Unis et en Chine où elle a maintenant une usine. Réalisant un chiffre d’affaires annuel de près de 100 millions de francs, elle attire des clients de l’industrie mécanique, automobile et médicale, entre autres.

Entreprise suisse: Bobst

Bobst, leader mondial de solutions pour l’emballage et l’étiquette, a reçu le prix de la catégorie «Entreprise suisse». La firme de Mex, vénérable société de 128 ans, qui compte plus de 5400 collaborateurs dans le monde, dont près de 2000 dans le canton, vit une nouvelle jeunesse. Après plusieurs phases de restructurations et de réorganisations, elle a retrouvé le chemin de la croissance depuis 2015, annonçant justement ce jeudi qu’elle prévoyait une hausse de 5% à 7% de son chiffre d’affaires cette année comparé à 2017 (1,529 milliard de francs). Misant elle aussi sur diverses innovations dans l’impression digitale, l’internet des objets ou même la réalité augmentée, Bobst vient d’inaugurer il y a quelques mois sa nouvelle usine chinoise à Changzhou, qui lui permettra de produire 80 machines par année contre 30 jusque-là. À l’heure qu’il est, 25 500 machines Bobst tournent aux quatre coins dans le monde.

Prix spécial du jury: Sophia Genetics

Beaucoup plus jeune – elle est née en 2011 à l’EPFL – Sophia Genetics connaît, elle, une ascension fulgurante. Elle a obtenu le «Prix spécial du jury» pour les progrès importants qu’elle apporte à «la médecine basée sur les données (Data-Driven Medicine)», grâce à l’intelligence artificielle. Selon le communiqué des organisateurs du Prix PVEI, «Sophia travaille avec un réseau de plus de 850 hôpitaux dans 77 pays. La technologie Sophia a été adoptée par des centaines d’hôpitaux universitaires à travers le monde afin de mieux diagnostiquer et traiter les patients grâce à l’analyse ultraprécise des données génomiques. Sa puissance analytique s’applique désormais aussi aux besoins en radiomique et essais cliniques.»

Basée à Saint-Sulpice, elle emploie 66 personnes dans le canton de Vaud, et quelque 130 dans le monde. Et elle vient d’ouvrir un centre opérationnel à Boston afin de répondre à la demande croissante sur le marché américain, où elle compte 20 employés. Un chiffre qui devrait passer à une cinquantaine dans l’année à venir. L’an dernier, Sophia Gentics s’est classée 30e dans le classement annuel des «50 Smartest Companies» («Entreprises les plus intelligentes») du «MIT Technology Review», qui identifie les 50 entreprises qui combinent le mieux l’innovation technologique et un modèle d’affaire efficace pour créer de nouvelles opportunités. Elle se classait ainsi parmi des entreprises réputées parmi les plus innovantes telles Salesforce, Alibaba, IBM, GE ou Tesla! (24 heures)

Créé: 08.11.2018, 22h29

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