L'EPFL dévoile sa nouvelle capsule pour «Hyperloop»

Innovation Après s'être classés 3e en 2018, les étudiants de l'école polytechnique ont présenté leur nouveau prototype pour le concours d'Elon Musk.

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L'équipe de l'EPFL qualifiée pour l'Hyperloop Pod Competition a dévoilé mercredi le nouveau prototype qu'elle alignera cet été à Los Angeles. Elle était arrivée l'an dernier au troisième rang de ce concours lancé par le milliardaire Elon Musk en 2015.

Le fondateur de Tesla et de SpaceX imagine un cinquième type de transport, après la voiture, le train, le bateau et l'avion: des capsules propulsées dans un tube sous vide et pouvant atteindre une vitesse de 1000 km/h.

Le nouveau bébé de l'EPFL s'appelle Bella Lui, mesure 2,1 mètres et pèse 170 kilogrammes. Il aura fallu dix mois de travail aux 25 étudiants d'EPFLoop pour réaliser la capsule. Ce deuxième prototype a été conçu sur la base de l'expérience accumulée en 2018. L'équipe s'était alors hissée à la troisième place.

«Choix courageux»

«Bella Lui contient plusieurs choix courageux: le système de propulsion basé sur un moteur à induction linéaire à grande vitesse, un pack de batteries entièrement repensé fonctionnant à haute température et une structure en fibre de carbone conçue par nos soins de A à Z», a indiqué le Pr Mario Paolone, conseiller scientifique de l'équipe.

Le squelette de Bella Lui est une longue poutre en U qui abrite le moteur à l'intérieur et les packs de batteries à l'extérieur. La poutre est surmontée d'un plus petit caisson qui sera pressurisé pour protéger tous les composants électriques qui ne résistent pas au vide du tube dans lequel se déroule la compétition.

L'ensemble est habillé d'une fine coque en fibre de carbone qui lui confère son esthétique. Le nom Bella Lui fait référence à une montagne située au nord de Crans-Montana (VS), un des sponsors de l'opération.

De 500km/h à 0 en deux secondes

Comme l'exige le règlement du concours, chaque élément a été nouvellement pensé et fabriqué. Le résultat le plus remarquable par rapport au prototype de l'an dernier est une grosse perte de poids: 170 kg contre plus de 300 kilogrammes en 2018.

Une prouesse obtenue grâce à des efforts sur la conception et le design en général, mais aussi sur chaque composant individuellement. Le système de freinage par exemple, essentiel pour espérer battre sans casse le record actuel de 465 km/h, est cette année à air comprimé.

En deux modules de 2,3 kg chacun (contre 7 kg chacun l'an dernier), ils offrent une puissance de décélération de 7G. En d'autres termes, la capsule est capable de freiner de 500km/h à 0 en deux secondes.

«Des projets interdisciplinaires comme EPFLoop permettent aux étudiants d'appliquer leurs connaissances tout en développant leur créativité et leur esprit d'innovation», souligne Pierre Vandergheynst, vice-président pour l'éducation, qui soutient l'apprentissage par projet au sein de la haute école lausannoise.

L'EPFZ aussi

Pour les étudiants, l'heure est maintenant aux essais. Avec le défi de ne pas pouvoir les effectuer en conditions réelles sur le campus. Ce ne sera que sur la base de SpaceX, dans le tube sous vide de 1,2 kilomètre, le 21 juillet, que sonnera l'heure de vérité.

Comme l'an dernier, la compétition proprement dite aura lieu sur la rampe d'essai située près du quartier général de SpaceX, à Hawthorne en Californie. Cette quatrième édition mettra aux prises 21 équipes du monde entier.

La Suisse en aligne deux: en plus de l'équipe Swissloop, celle de l'EPFZ et d'autres hautes écoles suisses s'est également qualifiée pour ce concours. Sur le podium en 2017, elle n'était en revanche pas parvenue à placer sa capsule «Mujinga» en finale l'an dernier. Sa nouvelle capsule sera présentée le 11 juin. (ats/nxp)

Créé: 29.05.2019, 19h00

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