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L’EPFL et Peugeot Citroën inventent la caméra «antifatigue»

Une étudiante de la haute école fédérale a créé un programme qui permet de détecter les prémices d’un endormissement.

La caméra mise au point dans le laboratoire de Jean-Philippe Thiran repère la fermeture répétée des yeux.
La caméra mise au point dans le laboratoire de Jean-Philippe Thiran repère la fermeture répétée des yeux.
GERALD BOSSHARD

«Cela fonctionne aussi la nuit, ou lorsque l’on porte des lunettes!» Le professeur Jean-Philippe Thiran, responsable du Laboratoire de traitement des signaux 5 de l’EPFL, est particulièrement satisfait du travail de master réalisé par Marina Zimmermann. Elle a mis au point un programme qui permet à une caméra de reconnaître les signes de fatigue chez un conducteur grâce à une analyse performante des yeux. Mieux, le programme intéresse le groupe PSA Peugeot Citroën, présent depuis 2011 sur le campus EPFL, qui a participé à cette recherche.

Le système mesure le pourcentage de temps durant lequel la paupière recouvre la pupille totalement ou en grande partie (à 80%). Marina Zimmermann a construit son programme de manière à effacer les effets des changements lumineux ambiants ainsi que ceux des différentes formes des yeux des conducteurs. Intégrée dans le corps du volant d’une voiture de démonstration, la caméra a pu être testée en situation réelle par PSA Peugeot Citroën.

«L’algorithme proposé est suffisamment robuste pour tourner sur un système de caméra standard, continue Jean-Philippe Thiran. Il permettra de recouper l’information sur l’ouverture des paupières avec d’autres données fournies par le système de détection du visage déjà existant, comme les bâillements ou l’inclinaison de la tête.»

«Nous allons certainement intégrer un jour ce genre de dispositif dans nos véhicules, mais nous travaillons encore en ce moment à sa validation», explique Olivier Pajot, responsable de la cellule d’innovation PSA Peugeot Citroën à l’EPFL. D’autres systèmes, basés sur les mouvements du volant, existent déjà sur le marché, pour d’autres marques. Olivier Pajot souligne que le programme mis au point à l’EPFL présente une bien meilleure performance. «D’autres constructeurs sont aussi en train de préparer des systèmes visuels de détection de la fatigue, précise-t-il. Avec cette contribution du laboratoire du professeur Thiran, nous accédons au meilleur état de l’art de ces techniques.»

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