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L'EPFL retente sa chance dans la compétition d'Elon Musk

La haute école fait partie des vingt équipes sélectionnées pour le concours Hyperloop

La capsule de l'EPFL avait décroché la troisième place l'an dernier
La capsule de l'EPFL avait décroché la troisième place l'an dernier
ALBAN KAKULYA

Et de deux! Après une première tentative qui s'est soldée par une très belle troisième place l'an dernier, l'EPFL participera pour la deuxième fois à l’Hyperloop Pod Competition d'Elon Musk, cet été. La compétition se tiendra à Hawthorne, dans la banlieue de Los Angeles, où SpaceX possède un site de fabrication de lanceurs.

L'école vaudoise fait partie des vingt équipes sélectionnées parmi des milliers de candidats à ce concours, qui vise à doper l’Hyperloop, un projet de recherche industrielle de transport supersonique lancé en 2013 par le patron de Tesla et de SpaceX. Aux quatre coins du monde, les projets de développement de ce véhicule à haute vitesse se multiplient. Concrètement, il s'agira, à terme, de faire filer des capsules (des pods) posées sur coussins magnétiques à des vitesses oscillant entre 900 et 1200 km/h à l’intérieur de tunnels quasi sous vide. Avec le rêve de relier Los Angeles à San Francisco, distantes de plus de 600 km, en une demi-heure.

De leur côté, les étudiants doivent concevoir la capsule la plus rapide possible pour filer dans un tube sous-vide de 1,2 km avant un freinage sec. L'an dernier, la capsule de l’Université de Munich, qui avait remporté le concours, a été chronométrée à 466 km/h, un record pour un prototype de ce genre. La machine de l'équipe EPFLoop, troisième, avait filé à 85 km/h.

Pour l'équipe vaudoise qui compte une quarantaine de personnes, le but est évidemment de faire aussi bien. «Participer à une compétition aussi difficile, où le niveau d'ingénierie est si élevé, constitue une expérience inestimable. L’an dernier, l'équipe a appris à collaborer avec les ingénieurs de SpaceX, à discuter des réglementations techniques et des solutions et à les appliquer dans un délai de 24 à 48 heures, résume Lorenzo Benedetti, responsable technique de l’équipe de cette année. Cette année, nous connaissons le niveau d’exigence attendu par les organisateurs. Nous nous préparons donc à répondre au mieux à chacune d'entre elles, dès la phase de test à l'EPFL.»

Secret de la compétition oblige et pour ne pas renseigner ses adversaires, très peu d'infos de la capsule cuvée 2019 ne filtreront. Tout au plus son nom: «Bella Lui». Mais pour les étudiants, l'énoncé du problème est clair: comment réduire le poids de la capsule tout en lui conférant le plus de puissance possible. «La métrique la plus importante pour construire un pod gagnant est la capacité de fournir un rapport puissance/poids élevé. Les trois meilleures équipes de l'an dernier (TUM, Delft et EPFL) présentaient des capsules avec des valeurs très similaires et la finale a montré que les performances étaient toutes proches les unes des autres. Par conséquent, cette année, l'objectif est de réduire le plus possible le poids tout en augmentant la puissance disponible pour le système de propulsion», explique le responsable technique de l’équipe.

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