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eSight veut rendre la vue aux malvoyants

Des lunettes électroniques, qui visent à permettre aux malvoyants de voir sans chirurgie, débarquent en Suisse. L’hôpital Jules Gonin se dit intéressé.

La marque cherche désormais à créer un réseau d’opticiens partenaires pour distribuer eSight 3.
La marque cherche désormais à créer un réseau d’opticiens partenaires pour distribuer eSight 3.
DR

Attablé, un homme qui ne voit presque plus depuis vingt ans essaie la paire de lunettes qu’on dirait sortie d’un film de science-fiction. Il se tourne et perçoit tout à coup tous les détails du visage d’un proche. Il fond en larmes.

Tirée d’une vidéo publicitaire de la marque canadienne eSight, qui vient de s’implanter à Lausanne pour pénétrer le marché suisse, la séquence vante son dernier modèle: eSight 3. Fruit de dix ans de recherche et de développement, cette dernière innovation entend permettre aux personnes vivant avec une vision basse, voire très basse, de fortement améliorer leur acuité visuelle sans recours à la chirurgie. De quoi leur garantir de prendre part à quasi toutes les activités du quotidien. Le truc? Une caméra ultra-haute définition filme ce qui se trouve devant la paire de lunettes. L’image, optimisée et retraitée, est instantanément retransmise sur deux écrans OLED placés devant les yeux de l’utilisateur.

La marque assure que sa paire de lunettes a déjà permis à des milliers de malvoyants de retrouver la vue. Mais la technologie a un prix: compter 10'000 francs la paire. «Quelques paires ont déjà été vendues en Suisse. Nous sommes actuellement en train de développer un réseau d’opticiens partenaires pour la distribution du produit», précise Edouard Legrand, coordinateur marketing de la marque.

À Lausanne, Jean Roche, responsable du Service social, réadaptation et basse vision de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, indique que cette technologie est potentiellement prometteuse. Et se dit intéressé. «Nous allons découvrir ces lunettes le mois prochain. Pour nous, il s’agit d’évaluer le bénéfice potentiel sur la qualité de vie et l’autonomie des personnes concernées. Dans le cadre d’une collaboration qui reste à établir, nous pourrions utiliser ces lunettes.»

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