Passer au contenu principal

Un espace collectif convivial inspiré de l’esprit du Bauhaus

Le projet Arts, cultures et sciences de la Nuit des musées invite 18 jeunes à collaborer pour construire ensemble un lieu idéal

Dix-huit jeunes d'horizons différents ont conçu un espace convivial, dans le cadre du projet Arts, culture et science de la Nuit des musées, sous la supervision de l'Association Reliefs, de l'atelier OLGa, du Mudac et d'Archizoom.
Dix-huit jeunes d'horizons différents ont conçu un espace convivial, dans le cadre du projet Arts, culture et science de la Nuit des musées, sous la supervision de l'Association Reliefs, de l'atelier OLGa, du Mudac et d'Archizoom.
Odile Meylan
Steve Schober, apprenti dessinateur en architecture à Nyon, s'est porté volontaire pour cette expérience, pour 'montrer qu'on peut collaborer, se comprendre, même si on ne parle pas la même langue'. Il a proposé de construire des canapés pour cet espace commun et convivial.
Steve Schober, apprenti dessinateur en architecture à Nyon, s'est porté volontaire pour cette expérience, pour 'montrer qu'on peut collaborer, se comprendre, même si on ne parle pas la même langue'. Il a proposé de construire des canapés pour cet espace commun et convivial.
Odile Meylan
LAUSANNE, le 21 septembre 2018. EPFL, Archizoom :  Projet Arts, Cultures et Sciences est une collaboration entre Reliefs, OLGa. le mudac et Archizoom. Des jeunes de différents ont horizons ont imaginé leur espace convial.   (C/odile meylan)
LAUSANNE, le 21 septembre 2018. EPFL, Archizoom : Projet Arts, Cultures et Sciences est une collaboration entre Reliefs, OLGa. le mudac et Archizoom. Des jeunes de différents ont horizons ont imaginé leur espace convial. (C/odile meylan)
Odile Meylan
1 / 8

Que faut-il pour créer, en commun, un espace convivial? C’est la question que s’est posée un groupe de 18 jeunes, composé de primo-arrivants en phase d’apprentissage du français et d’apprentis de divers horizons. Depuis mardi, ils ont réfléchi, planifié et construit une pièce de 4 mètres sur 4. Intitulée «Bauhaus, chez nous au musée», elle sera installée samedi à Lausanne, dans la salle de gymnastique sous le Mudac.

«En tout, ces jeunes parlent onze langues différentes, de l’albanais au tigrigna en passant par le français», explique Lucie Schaeren, cofondatrice de l’Association Reliefs, qui met en lien différents types de populations, dans un but de cohésion sociale. L’association lausannoise a remporté le projet Arts, cultures et sciences de la Nuit des musées, instauré en 2014 pour créer une passerelle entre les musées eux-mêmes et avec la société civile, avec l’atelier d’architecte OLGa, qui travaille sur l’urbanisme temporaire, Archizoom, plate-forme d’échange sur l’architecture de l’EPFL, et le Mudac, qui accueille l’exposition «Bauhaus #itsalldesign».

L’atelier a été guidé par certaines valeurs du mouvement vieux de 100 ans: le design coopératif au service du groupe, l’interdisciplinarité et la réappropriation des moyens de production. «Nous avons demandé à chacun de dire ce qu’il faudrait pour rendre cet endroit accueillant, convivial», précise Lucie Schaeren. Parmi les «communs» qui ont émergé, un tapis moelleux au sol, une table pour partager un repas ou des idées, des canapés pour se reposer et discuter, des photos aux murs, pour se souvenir des gens et des lieux qu’on aime, et une lumière chaleureuse. Un tipi prend aussi place au centre, pour offrir un espace d’intimité.

«En quatre jours, on s’est détendus, rencontrés, témoigne Steve, 18 ans, apprenti dessinateur en architecture. Les petits groupes formés au début se sont déformés et chacun est sorti de sa zone de confort.» Les apprentis, francophones et maîtrisant davantage la partie technique de construction, se sont mêlés, «parfois en parlant avec les mains», aux jeunes allophones en préapprentissage ou élèves d’une classe d’accueil de l’École de la transition.

Arlinda, 17 ans, en fait partie. «J’ai appris de nouveaux mots, mais aussi à couper le bois, faire des plans», raconte en anglais la Kosovare. Arrivée en janvier, elle n’avait «rencontré personne» avant d’entrer à l’école. «Un stage comme celui-ci aide à sortir de sa timidité.» Samuel, 18 ans, fait partie des stagiaires rémunérés de Reliefs, qui ont aidé à monter le projet. En quête d’un apprentissage de menuisier, le jeune Érythréen a pu mettre à profit les techniques sur bois qu’il avait apprises dans son pays. Quand on demande à ces trois jeunes s’ils resteront en lien, Samuel répond par un haussement d’épaules. Ce qu’il gardera de toute façon, c’est «l’expérience d’un moment d’échange».

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.