«Est-ce que vous avez une connexion internet, dans l'espace?»

ScienceVingt apprentis de la base aérienne de Payerne ont discuté moins de 10 minutes ce mercredi matin avec l'astronaute André Kuipers, à bord de la station spatiale internationale. Un moment «magique» pour eux.

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Un silence pesant, ponctué de trois séries d'appels «Alpha Romeo India Sierra Sierra. Over», puis une radio qui crépite. Mercredi, vers 9h30 au musée Clin d'Ailes, sur l'aérodrome de Payerne, les radio amateurs d'ARISS (Amateur radio on International Space Station) et une centaine de personnes retenaient leur souffle. Tous scrutaient le compte à rebours, sur écran géant, montrant l'avancée de la station spatiale internationale (ISS). Ils attendaient qu'elle survole la région à quelques 35'000 km d'altitude, à une vitesse de croisière de 28'000 km/h pendant quelques minutes. Elle n'a mis que 12 minutes pour traverser l'océan atlantique.

A 9h39, le contact entre la Terre et l'espace a eu lieu, pendant moins de dix minutes. Claude Nicollier a pris la parole et a salué son collègue avec humour: «Nous sommes envieux de toi, qui flotte dans l'espace alors que nous sommes coincés au sol.»

Durant dix petites minutes, les vingt apprentis de la base aérienne de Payerne se sont succédé au micro, donné en main propre par Claude Nicollier, pour poser leur questions, en anglais, à l'astronaute néerlandais André Kuipers.

Rythme soutenu
Les étudiants ont défilé devant le micro. Il fallait que le rythme soit soutenu et les réponses, brèves. Elles l’étaient, mais aussi difficilement audibles. On a notamment appris que les astronautes à bord de l'ISS disposaient d'une connexion internet et de temps libre, que le risque de collision avec d'autres satellites était réel, et que ce qu'André Kuipers a vu de plus intéressant depuis la station était une comète et que lorsqu'il est arrivé la première fois dans l'espace, il a mis longtemps à réaliser. «C'est l'un des plus beaux souvenirs de ma vie», a confié l'astronaute.

Les questions, élaborées depuis le mois d'octobre dernier par ces jeunes de 15 à 20 ans, ont été à la fois techniques et générales. «C'était assez difficile d'imaginer que l'on parlait avec quelqu'un dans l'espace», reconnaît David Perrin, 19 ans.

Sachant que l'astronaute avait accès à internet, pourquoi ne pas lui parler via Skype? «C'est vrai, on pourrait peut-être, sourit David Perrin. Mais ce ne serait pas instantané comme la radio. Avec Skype, il y a toujours un décalage.»

Pas le temps d'écouter les réponses
Pas le temps de s'arrêter pour écouter la réponse, les apprentis devaient immédiatement laisser la place à leurs collègues. «On sait que tout est enregistré, assure-t-il. On pourra tout réécouter plus tard.» Les apprentis étaient stressés, de devoir poser leur question en anglais le plus rapidement possible. «C'était stressant, on n'avait pas le droit de se louper!», rigole, soulagé, David Perrin. «C'était magique», souffle un autre apprenti.

La transmission s'est terminée sur un tonnerre d'applaudissements pendant près d'une minute de la part de spectateurs présents au musée Clin d'Ailes. «Voilà, c'est fait: c'est la récompense de quatre mois de travail intensif», a conclut Herbert Aeby, président des radio-amateurs du musée, tout sourire. (24 heures)

Créé: 21.03.2012, 11h21

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