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«L'Etat de Vaud n'a pas à se mêler des textes religieux»

Les associations musulmanes prendront des engagements vis-à-vis de l'Etat. C'est suffisant, estime Eric Golaz, délégué du canton de Vaud aux affaires religieuses.

Eric Golaz est «Monsieur religion» de l'Etat de Vaud - ici avec la conseillère d'Etat Béatrice Métraux.
Eric Golaz est «Monsieur religion» de l'Etat de Vaud - ici avec la conseillère d'Etat Béatrice Métraux.
VANESSA CARDOSO

L'Etat de Vaud devrait s'inquiéter du contenu violent de certains versets du Coran avant de reconnaître la communauté musulmane. C'est ce qu'affirme le théologien Shafique Keshavjee, auteur de «L'islam conquérant».

«L’Etat de Vaud n’a pas à se mêler du contenu des textes religieux, mais du respect de la loi», répond Eric Golaz, délégué aux affaires religieuses.

Pour engager le processus de reconnaissance de la communauté musulmane, le Canton demande à l'UVAM (Union vaudoise des associations musulmanes) de signer une déclaration liminaire qui contient de nombreux engagements. «Celle-ci prévoit notamment le respect de la liberté religieuse et donc la possibilité de sortir d'une communauté», précise le Monsieur religion du Canton.

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Dans le texte, voici ce que prévoit la déclaration : «Ils (les signataires) acceptent toute personne qui se joint à leurs communautés selon des règles d’admission préalablement établies, respectent ceux qui veulent les quitter, n’exercent aucune pression sur eux et, dès lors, s’interdisent toute entrave directe ou indirecte au libre choix de la foi et de la pratique religieuses de leurs membres.»

«Pas un sujet»

«Par conséquent, précise Eric Golaz, les craintes exprimées par M. Keshavjee quant à l'apostasie ne constituent pas un sujet».

La déclaration, que devraient signer cette année les associations membres de l'UVAM, prévoit également – entre autres - un respect de l'égalité hommes-femmes, l'absence de discrimination envers les homosexuels ou encore la transparence financière.

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L'Etat aura ensuite cinq ans pour vérifier la conformité des engagements pris. «A cet égard, le Contrôle cantonal des finances va examiner cette année les comptes et bilans des communautés anglicane et catholique-chrétienne, qui ont fait leur demande de reconnaissance l'année passée.»

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