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L’Etat veut nous simplifier la vie en se mettant à portée de clic

Après avoir renforcé sa sécurité informatique, le Canton planche sur le développement de l’administration en ligne.

Le Centre des opérations de sécurité offre une vision en temps réel des cyberattaques.
Le Centre des opérations de sécurité offre une vision en temps réel des cyberattaques.
JEAN-BERNARD SIEBER/ARC

Consulter son dossier fiscal, rédiger une requête de subsides à l’assurance-maladie, demander un permis de construire, modifier ses acomptes: voilà ce qu’il sera possible de faire seul devant son ordinateur d’ici à deux ans.

La conseillère d’Etat Nuria Gorrite a présenté lundi son projet de développement de la cyberadministration. Elle va proposer au Grand Conseil un crédit de 9,4 millions qui permettra d’offrir une soixantaine de prestations en ligne aux citoyens.

«Nous ne renonçons pas pour autant à assurer une présence physique, prévient-elle. Mais l’informatique est entrée dans la vie des gens et l’Etat doit s’adapter.» Lundi, la magistrate a insisté sur l’immense travail qui doit se dérouler en amont de ces modifications.

«Basculer vers une véritable cyberadministration implique un renforcement de la sécurité, dit-elle. Il faut pouvoir stocker les données et les protéger. Mais aussi, l’identification de celui ou de celle qui s’adresse à l’Etat doit être assurée. Actuellement, une simple adresse e-mail est nécessaire. Ce n’est pas suffisant.»

Sécurité accrue

L’Etat est contraint de se prémunir contre les cybercriminels. «On ne peut plus aujourd’hui se protéger comme on le faisait il y a cinq ans», note Patrick Amaru, chef de la DSI (Direction des systèmes d’information). Depuis peu, il ne se passe pas un mois sans que se produise une cyberattaque. Les administrations publiques sont moins visées que les banques ou les assurances, mais elles doivent rester tout aussi vigilantes.

En 2013, un crédit de 8,6 millions a été voté par le Grand Conseil pour passer d’une surveillance sporadique à la création d’un Centre des opérations de sécurité.

Dans cet impressionnant antre informatique aujourd’hui installé, des écrans géants tiennent les spécialistes au courant en tout temps de leur degré de sécurité. Ils peuvent voir d’où dans le monde viennent les attaques, constater le nombre d’incidents qu’il reste à résoudre.

«L’interconnexion des réseaux et l’ouverture générale à Internet exigent que nous travaillions dans un mode préventif plutôt que réactif, poursuit Patrick Amaru. Par exemple, nous devons savoir immédiatement s’il existe une faille de sécurité aux Etats-Unis. Ainsi, nous sondons en temps réel ce qui se passe sur nos systèmes.»

Les deux clés de la sécurité sont le temps de réaction et la formation du personnel de l’Etat, qui doit apprendre des comportements simples comme éteindre son ordinateur ou ne pas parler de n’importe quoi dans le train.

La sécurité du citoyen passe aussi par un cloisonnement des différentes banques de données. Il est important que le fonctionnaire qui traite un dossier personnel n’ait pas accès à l’ensemble des données du citoyen.

«Par exemple, reprend Nuria Gorrite, les enfants des clandestins sont répertoriés dans les listes de l’école.» Il serait fâcheux qu’ils apparaissent au Service de la population.

Une adaptation de la loi devra être conduite pour sécuriser tous ces changements sur le plan juridique. Dès 2016, les entreprises bénéficieront des nouvelles facilités, comme par exemple les demandes en ligne de permis de travail, tandis que les particuliers y auront droit à partir de 2017.

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