Passer au contenu principal

L’étau se resserre autourde l’inquiétant glyphosate

Le Parlement européen veut limiter l’utilisation de l’herbicide le plus répandu au monde. La Suisse, à son habitude, temporise

A l’embouchure du Boiron de Morges, les concentrations de glyphosate peuvent être 60 fois supérieures à la norme tolérée pour l’eau potable.
A l’embouchure du Boiron de Morges, les concentrations de glyphosate peuvent être 60 fois supérieures à la norme tolérée pour l’eau potable.

Au milieu des vignes, sur les hauteurs de Cully, l’emplacement des deux ruches, à première vue, était idéal. Puis Philippe Barraud, qui les avait installées en 2015, a eu des doutes. Sachant que désherbants et fongicides sont largement utilisés dans le vignoble qui entoure sa propriété, et que le glyphosate en fait partie, il a demandé à un laboratoire allemand, «Quality Services International GmbH» à Brême, d’analyser son miel. Le résultat a été sans appel: la charge de glyphosate qu’il contenait dépassait de trois fois la norme européenne. L’apiculteur amateur, dont les deux colonies sont mortes - le glyphosate faisant perdre le sens de l’orientation aux abeilles -, a donc fait part de sa vive inquiétude au chimiste cantonal et à la conseillère d’Etat en charge de l’environnement, Jacqueline de Quattro, en leur demandant d’interdire le désherbant sur le territoire vaudois. Deux mois plus tard, il attend toujours une réponse à son courrier.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.