Des étudiants du monde entier recherchent l’efficience sur le Léman

LausanneLa 3e édition de l’Hydro Contest a fait venir à Lausanne de nouveaux concurrents, dont une équipe de l’Université d’Indonésie.

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L’objectif est d’être les plus rapides, et donc les plus efficaces énergétiquement parlant, puisque les concurrents ont exactement le même moteur électrique et les mêmes batteries. Rencontre avec l’équipe de l’Université d’Indonésie (Team UI), qui participe ces jours pour la toute première fois à l’Hydro Contest, compétition estudiantine internationale qui vise à faire naviguer sur le Léman des bateaux télécommandés de taille réduite – au maximum 2 mètres de long.

Le Contest a attiré 24 équipes venant de Suisse, de France, de Croatie, d’Australie, de Colombie… soit huit de plus que l’an dernier. Il a aussi pour but d’amener de nouvelles idées à même de révolutionner le transport maritime.

Forme traditionnelle

Composé de six étudiants et deux étudiantes, âgés entre 20 et 21 ans, le Team UI est l’un des rares à avoir choisi un bateau sans foils, ces ailettes qui, à grande vitesse, font sortir une partie du bateau de l’eau et lui permettent de se déplacer plus vite. «En Indonésie, il y a beaucoup de mer, beaucoup de déplacements par bateau, mais nous n’avons pas de foils», raconte Hanisa Ananda, communication officer (chargée de communication) de l’équipe. Elle précise que la forme de leur esquif, triangulaire, est proche de celle qu’adoptent les navires traditionnels en bois de son pays.

«Nous avons choisi une coque faite de panneaux de bois renforcé de fibre de verre, explique son collègue Eky Bagaskara. Elle est conçue de telle manière que ça réduise les coûts de construction.»

«Le bateau flottait, mais il était très bas sur l’eau»

Lundi, lors des premières qualifications, leur navire a terminé au neuvième rang. «Oui, ça n’est pas trop mal, commente Eky Bagaskara. Mais on peut faire mieux. Le bateau flottait, mais il était très bas sur l’eau.» La première séance du lundi était consacrée aux épreuves de la catégorie dite «transport léger». Ce qui signifie que les embarcations étaient lestées avec des plots de métal totalisant 20 kilos. Ce sont les étudiants de la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion vaudoise (HEIG-VD) qui ont réalisé le meilleur temps dans cette catégorie pour leur première participation.

Avarie de moteur

Hier mardi, c’était au tour du «transport de masse», où il faut emporter la bagatelle de 200 kilos. Le Team UI, contrairement à d’autres, a choisi de ne faire courir qu’un seul bateau pour les deux catégories. Mal lui en a pris.

«Je vous déconseille de naviguer comme ça avec les 200 kilos, il risque de couler», leur a déclaré le chef de course alors que les étudiants tentaient de placer les plots de métal un à un dans leur bateau immergé. Quelques bricolages plus tard, l’engin a pris le lac malgré tout, mais n’a pas pu se qualifier en raison d’une «grave avarie au moteur.» Ils ont encore une chance aujourd’hui. C’est l’EPFL, vainqueur en 2015, qui a réalisé le meilleur temps de la catégorie. Seules les 16 meilleures équipes pourront continuer. La compétition a lieu jusqu’à dimanche, avec de nombreuses animations à découvrir sur le site www.hydrocontest.org. (24 heures)

Créé: 26.07.2016, 19h22

De l'idée à l'industrie

«Les milieux du transport maritime sont assez conservateurs, il faut être patient pour voir certaines idées novatrices y faire leur chemin», estime Jérémie Lagarrigue, directeur de la fondation suisse Hydros et organisateur de l’Hydro Contest. Il rappelle que 90% des échanges commerciaux mondiaux s’effectuent par la mer et que des économies importantes pourraient être réalisées, sans même parler des bénéfices environnementaux, si l’on améliorait l’efficacité énergétique des cargos. Une idée explorée par les nombreux étudiants participant à l’Hydro Contest est de déplacer la charge commerciale, le fret, sous l’eau. C’est ce que fait depuis quelques années l’équipe de l’EPFL, imitée par plusieurs teams. «Nous aimerions que les industriels proposent aux étudiants des défis à relever, des problématiques à résoudre. Mais les choses évoluent. Nous devrions bientôt avoir un étudiant ayant participé au Contest qui va développer ses idées chez ABB.»

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