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Les étudiants soutiennent leurs collègues précaires

Le référendum sur le campus a été marqué par une faible mobilisation des étudiants, qui décident de maintenir à 580 fr. l’aide offerte par la FAE.

En septembre dernier, le syndicat SUD Etudiant-e-s et Précaires protestait auprès de la FAE. Il a obtenu gain de cause en votation.
En septembre dernier, le syndicat SUD Etudiant-e-s et Précaires protestait auprès de la FAE. Il a obtenu gain de cause en votation.
SUD/FACEBOOK

À peine plus d’un étudiant sur dix a pris la peine de voter lors du référendum organisé pendant plusieurs jours à l’Université de Lausanne (UNIL). L’organisation en ligne du scrutin n’a pas favorisé la participation. L’enjeu de cette votation visait à définir le montant de l’aide offerte par un fonds de solidarité de la Fédération des associations d’étudiants (FAE). À 54,65%, ils ont décidé de maintenir le montant de cette aide à 580 fr., alors que la FAE avait choisi de la limiter à 500 fr. cette année afin de répartir son budget sur un plus grand nombre.

Le syndicat SUD Étudiant-e-s et Précaires avait lancé ce référendum en estimant que tout devait être fait pour obtenir une rallonge du Canton et de la direction de l’UNIL. «Avant de s’attaquer aux prestations, il faut tout faire pour trouver un financement», commentait mercredi le syndicaliste Ilir Ahmeti. Dans son communiqué, SUD critiquait d’ailleurs la «vision gestionnaire» de la FAE, qui n’avait envoyé aucune demande de fonds supplémentaire.

La fédération regroupant les étudiants avait tout de même obtenu des moyens supplémentaires l’an dernier, alors que son fonds de solidarité croulait sous les demandes d’aides. Face à la critique, sa secrétaire générale justifie la démarche. «Le but de la FAE est de faire ce qu’on peut avec notre budget, dit Pauline Mottet. Et nous avions décidé de la baisse de façon préventive.» Or il se trouve que les demandes d’aides n’affluent pas autant que l’an dernier, constate la FAE.

Sur le fond, la fédération regrette la «faible» participation à ce référendum, ainsi que son résultat. «C’est un score assez serré qui reste difficile à interpréter, dit Pauline Mottet. On aurait préféré un résultat plus tranché, quel qu’il soit.»

De son côté, SUD Étudiant-e-s et Précaires se réjouit autant de ce résultat que de la lumière faite pendant cette campagne sur la précarité de certains étudiants.

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