Les étudiants de l’UNIL votent sur leur faîtière

AssociationsLes 14 000 étudiants de l’Uni de Lausanne décident cette semaine comment ils veulent être représentés au niveau national.

Les étudiants de l'UNIL se prononcent jusqu'à vendredi par un vote électronique.

Les étudiants de l'UNIL se prononcent jusqu'à vendredi par un vote électronique. Image: Odile Meylan

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On l’a déjà dit dans ces colonnes, et on le répète. C’est la toute première fois qu’un référendum permet à l’ensemble des étudiants et étudiantes de l’Université de Lausanne (UNIL) de se prononcer sur un objet qui concerne leur association faîtière, la Fédération des associations d’étudiants (FAE) de l’UNIL. Le vote (électronique) a débuté lundi et se termine ce vendredi à minuit. Il concerne la décision prise en avril dernier par l’assemblée des délégués de la FAE de quitter l’association nationale des étudiants, l’UNES.

Un débat informatif et contradictoire présentant les enjeux de cette votation s’est tenu lundi soir sur le campus. Il était organisé par l’association d’étudiants Uthink, qui a pour vocation d’offrir à la communauté universitaire l’opportunité de s’informer sur des sujets sociaux, économiques et politiques importants.

Deux représentants du comité de la FAE y défendaient, devant une grosse cinquantaine de personnes et via le site de la webradio estudiantine Fréquence Banane, la décision de sortie de l’UNES. Face à eux, deux membres du comité référendaire donnaient des arguments contraires.

«Trop lourde, pas assez transparente»

Les premiers ont affirmé que l’UNES était trop lourde, pas assez transparente, et qu’il n’était pas possible de la réformer de l’intérieur. Ils ont présenté un projet de «réseau» représentant différemment les étudiants au niveau national, et regroupant l’AGEF, l’équivalent de la FAE à l’Université de Fribourg, et l’AGEPoly, son homologue à l’EPFL. Ces deux dernières ne sont plus membres de l’Union. «Nous ne sommes pas contre l’idée de l’UNES, mais nous pensons que, pour que les choses s’améliorent, il faut faire un pas en dehors et mettre sur pied un modèle alternatif», explique Francisco Da Cruz Sousa Martins, coprésident de la FAE.

En face, on a relativisé les dysfonctionnements de l’Union nationale, et surtout qualifié d’utopique l’idée d’avoir une influence au niveau fédéral sans plus être membre de l’UNES, dans un contexte où les budgets alloués à la formation supérieure sont sous la menace des volontés d’économie des cantons et de la Confédération. «Oui, l’UNES n’est pas parfaite, concède Maxime Mellina, étudiant en sciences politiques à l’UNIL, membre du comité référendaire. Mais il y a eu des progrès et des évolutions, et la FAE ne l’est pas non plus, parfaite.» Et de rappeler que, si des associations ont quitté l’Union, d’autres, comme la CUAE à Genève, viennent de la rejoindre.

Créé: 02.11.2016, 08h03

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