L’ex-directeur du Vivarium a lâché Aquatis

LausanneEngagé pour contribuer à la conception de la Cité de l’eau douce, à Vennes, Michel Ansermet a démissionné.

Directeur du Vivarium depuis 2010, Michel Ansermet était chargé de la mission d’intégrer ses pensionnaires dans le projet Aquatis. Elle sera menée à bien sans lui.

Directeur du Vivarium depuis 2010, Michel Ansermet était chargé de la mission d’intégrer ses pensionnaires dans le projet Aquatis. Elle sera menée à bien sans lui. Image: Sébastien Féval

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A la veille de la fermeture du Vivarium de Lausanne, en décembre dernier, la suite de la carrière de son directeur, Michel Ansermet, semblait garantir une certaine continuité. Il était en effet engagé par le groupe Boas, qui construit la Cité de l’eau douce, à Vennes. Huit mois plus tard, l’intéressé quitte le navire: sa démission prend effet à la fin du mois d’août.

Aquatis, qui ouvrira ses portes à Pâques 2017, présentera aux visiteurs 10 000 animaux. Des poissons, mais aussi les deux tiers des reptiles pensionnaires de l’ancienne institution de Sauvabelin, étranglée l’an dernier par les difficultés financières. Directeur du Vivarium depuis 2010, Michel Ansermet était chargé de la délicate mission d’intégrer ses pensionnaires dans le projet Aquatis. «Tout a été mis en place par rapport à la zoologie. Les données sont transmises, Aquatis doit maintenant les appliquer», déclare l’ancien directeur.

Autres perspectives

Mais ce sera donc sans lui. L’homme qui avait succédé au fondateur du Vivarium, Jean Garzoni, devenu lui-même une référence parmi les spécialistes des reptiles, ne se sentait pas à sa place au sein d’Aquatis. «Le projet ne correspond pas à ma vision, à mes perspectives zoologiques. Je souhaite m’engager au niveau international, auprès des zoos, dans les programmes de sauvegarde des espèces menacées», affirme-t-il, joint en Espagne, où il passe des vacances familiales. Sans négliger la visite de quelques zoos et leurs pensionnaires reptiles.

«Le projet ne correspond pas à ma vision, à mes perspectives zoologiques»

Concrètement, Michel Ansermet entend participer à la création d’un pôle de spécialistes qui seront mandatés par les zoos et vivariums pour mener à bien des expertises. Il assure qu’il ne part pas fâché: «Il ne s’agit pas d’un conflit. C’est plutôt mon envie de développement personnel qui a pris le dessus. Je souhaite faire quelque chose qui n’existe pas au niveau international.»

Ce projet était-il irréalisable en restant parmi les cadres du groupe Boas et d’Aquatis? D’expérience, Michel Ansermet sait que les mandats qu’il entend assumer sont chronophages et énergivores. Et Bernard Russi, PDG de Boas, avait d’autres attentes: «Il a travaillé sur les concepts et nous nous trouvons au bout de ce processus. Pour la suite, j’attendais de lui qu’il s’occupe à 50% des relations publiques et à 50% des visites guidées.»

Dimension supérieure

Aquatis n’a donc pas réussi à intégrer l’ancien directeur du Vivarium. «Nous avons des procédures strictes, des normes de sécurité draconiennes. Cela implique de mettre sur pied une structure dans laquelle il se sentait à l’étroit», affirme Bernard Russi, qui ajoute: «J’ai toujours été un ardent défenseur de Michel Ansermet. Mais Aquatis est une entreprise importante et on ne peut y travailler, avec 10 000 animaux, comme on le faisait au Vivarium de Sauvabelin. Ce n’est pas la même dimension.»

Un nouveau «Monsieur Vivarium» sera-t-il engagé? Pas au sens de ce que représentait l’ancien directeur de Sauvabelin: «Nous employons des professionnels compétents pour les soins aux animaux, y compris aux reptiles. Et nous avons engagé une directrice pour Aquatis, Angélique Vallée-Sygut, qui vient de l’Aquarium de Monaco, très rigoureuse», souligne Bernard Russi. Il assure que le départ de Michel Ansermet ne change rien à l’intégration dans le projet Aquatis des reptiles, toujours présents à Sauvabelin en attendant le déménagement.

Les amarres ne sont pas totalement rompues entre Aquatis et Michel Ansermet. Comme le relève Bernard Russi, le futur Centre de l’eau douce, dont le message portera sur la protection de l’environnement, confiera peut-être des mandats à l’expert des reptiles basé à Bottens. (24 heures)

Créé: 26.08.2016, 18h12

L'EVAM étudie un achat à Sauvabelin

Fermé aux visiteurs depuis la fin de l’année dernière, le site de l’ancien Vivarium de Lausanne, à Sauvabelin, est toujours occupé par des animaux qui attendent leur déménagement à Aquatis, à Vennes.

En attendant l’ouverture, au printemps 2017, les pensionnaires sont passés sous l’égide de la future Cité de l’eau douce, qui paie les salaires des soigneurs. La Fondation du Vivarium de Lausanne, elle, n’a conservé que le terrain de 7000 m2 situé en zone d’utilité publique, ainsi que les bâtiments. Avant de mettre un terme à son existence, la fondation doit vendre ces biens immobiliers. Elle souhaite en retirer 800 000 fr., histoire de couvrir l’hypothèque dont le montant se situe à 750 000 fr. Qui pourrait bien s’y intéresser? La seule option sérieuse à l’étude est un achat par l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM). «Les démarches sont en cours», déclare Fabien Hohenhauer, président de la Fondation du Vivarium. L’EVAM confirme mener des études à ce sujet sans donner la moindre indication sur l’issue ni sur le nombre de demandeurs d’asile qui, si l’intérêt se confirme, pourraient être logés à cet endroit. L’EVAM rappelle que 620 migrants dorment dans des abris souterrains de la protection civile. La quête de solutions plus appropriées en surface est permanente.

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