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Les exigences germanophones des CFF fâchent les Vaudois

L’entreprise Matisa SA a dû renoncer à un appel d’offres de 100 millions de francs en raison de critères linguistiques. Le Conseil d’Etat écrit au patron des CFF.

Philippe Leuba et Nuria Gorrite sont remontés contre les œillères linguistiques des CFF.
Philippe Leuba et Nuria Gorrite sont remontés contre les œillères linguistiques des CFF.
Odile Meylan

L’appel d’offres se présentait sous l’intitulé suivant: «Beschaffung von Rangier- und Streckenlokomotiven und Baudiensttraktoren inklusive Optionen für beide Fahrzeugtypen». Pour les non-germanophones, il s’agit de locomotives et de tracteurs de service, destinés à l’entretien des voies. Intéressée, une entreprise vaudoise a dû jeter l’éponge devant l’obstacle de la langue. L’affaire commence à faire grand bruit en haut lieu. Le Conseil d’Etat juge cet appel d’offres des CFF – dont l’unique actionnaire est la Confédération – discriminatoire pour les Romands. Il somme le patron de l’ex-régie fédérale de remédier au plus vite à cette inégalité de traitement. Le coup de gueule intervient en plein débat national sur le recul de l’enseignement du français dans certains cantons alémaniques.

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