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La Faculté de théologie se défend d’être une «fabrique d’athées»

Lieu de diffusion du protestantisme depuis 480 ans, la Fac de Lausanne aborde les textes religieux avec du recul et exclut toute collaboration avec la Haute école des évangéliques

David Hamidovic, doyen de la Faculté de théologie (à g.), et le professeur Simon Butticaz accompagnés de deux étudiantes.
David Hamidovic, doyen de la Faculté de théologie (à g.), et le professeur Simon Butticaz accompagnés de deux étudiantes.
PHILIPPE MAEDER

Fondée en 1537 par de vénérables réformateurs à barbiches et à chapeaux, la Faculté de théologie de Lausanne est toujours là. Forte de 250 étudiants et de 14 professeurs, elle semble loin de connaître le sort funeste de la Faculté de Neuchâtel, qui a fermé en 2015, faute d’étudiants. Mais l’Académie a évolué depuis le temps de ses vénérables fondateurs: rebaptisée Faculté de théologie et de sciences des religions (FTSR) en 2006, elle n’enseigne plus seulement la religion chrétienne, mais le fait religieux au sens large. On y croise des historiens, des anthropologues, des sociologues ou des psychologues aux côtés des pasteurs.

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