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Les faillites à la chaîne, un mal pernicieux de la construction

Sous la pression des prix, peintres et ferrailleurs sont toujours plus nombreux à abuser d’un système légal défaillant.

Lionel Portier

Carrure imposante, caractère bien trempé, Nadji* accepte de parler. Mais anonymement. De peur de représailles et de se retrouver sans travail. Ce patron d’une entreprise de ferraillage l’affirme, dans son domaine tout comme chez les plâtriers-peintres, les abus de faillites sont monnaie courante. «Nous, les petits patrons, on devient des criminels. Mais c’est un moyen de survie parce que la pression sur les prix est devenue insoutenable. Alors oui, il y a du travail au noir. Oui, certains ne paient pas les charges sociales. Oui, ils se mettent en faillite. Mais il faut voir qui nous impose cela!»

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