L'école garde le silence sur l'affaire de l'enseignante

Oron-PalézieuxAlors que la maîtresse licenciée engage une procédure en justice, sa hiérarchie reste discrète.

L'enseignante licenciée travaillait au collège de Palézieux.

L'enseignante licenciée travaillait au collège de Palézieux. Image: DR

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Dans le témoignage publié ce mercredi dans 24 heures, l’enseignante de Palézieux licenciée en janvier avec effet immédiat annonçait son intention de porter l’affaire devant la justice. Outre la contestation des faits pour lesquels elle a été congédiée, à savoir baisser le pantalon d’un élève, son avocat, Me Patrick Mangold, se battra pour faire reconnaître un vice de procédure et questionner la manière dont la Direction générale de l’enseignement obligatoire (DGEO) a établi les faits, en interrogeant trois enfants, dont l’une qui n’aurait pas assisté à l’incident.

Pour cet expert en droit des fonctionnaires, le fait que l’on n’ait pas donné à sa cliente connaissance des plaintes concrètes à son encontre et qu’on ne lui ait pas laissé le temps de se déterminer sur ces griefs «donne l’impression que la décision était déjà prise au moment où cette maîtresse a été convoquée pour l’entretien de service. J’ai l’impression que le combat mené est ailleurs.»

La principale intéressée rattache en effet son licenciement au climat difficile qui prévalait depuis plusieurs mois dans l’établissement d’Oron-Palézieux, miné par des conflits avec des parents. Venue à la rescousse pour tenter de les apaiser, la DGEO était particulièrement attentive à la gestion de cet établissement («24 heures» du 18 janvier). «J’ai l’impression qu’il fallait couper une tête à Oron et je leur ai donné cette possibilité avec ce geste malencontreux», imagine-t-elle. Celle qui était par ailleurs doyenne de l’établissement nourrit le sentiment d’avoir été utilisée afin d’atteindre son directeur, dans le collimateur des autorités scolaires pour n’avoir pas réagi promptement à l’affaire du pantalon. «Mais il n’était pas au courant, soutient-elle. Comme à mes yeux l’affaire était réglée, je ne lui en avais même pas parlé!»

Le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) n’a pas souhaité commenter le témoignage de l’enseignante et les reproches qu’elle adresse à la Direction générale de l’enseignement obligatoire. Dès lors que l’enseignante souhaite porter son cas devant la justice, c’est là que les parties devront s’expliquer, précise-t-on au DFJC. (24 heures)

Créé: 07.02.2018, 21h17

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