Des ex-cadres d'une société liée à DSK condamnés

JusticeDes anciens responsables d'une société de garanties de loyer jugés à Nyon ont été reconnus coupables essentiellement de gestion déloyale aggravée.

Le Tribunal correctionnel de Nyon a infligé des peines avec sursis aux anciens cadres de Firstcaution SA accusés d'avoir mis en difficulté la société.

Le Tribunal correctionnel de Nyon a infligé des peines avec sursis aux anciens cadres de Firstcaution SA accusés d'avoir mis en difficulté la société. Image: Jean-Paul Maeder

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La déroute, en 2014, du groupe financier LSK (L pour Thierry Leyne, SK pour Dominique Strauss-Kahn) avait fait des dégâts chez Firstcaution S.A., l’une des entités qu’il contrôlait, active en Suisse dans le cautionnement des garanties de loyers. Le groupe pensait être rassurant par la présence de l’ancien patron du FMI. En vain, car il avait achevé de s’effondrer avec le suicide Thierry Leyne à Tel Aviv, peu après que Dominique Strauss-Kahn se soit retiré de l’affaire.

Désormais recapitalisée et en main d’un nouveau propriétaire, Firstcaution avait porté plainte contre quatre de ses anciens dirigeants, trois hommes et une femme. Ils ont été jugés en correctionnelle à Nyon. Ils étaient accusés d’avoir mis l’entreprise en péril et de lui avoir causé un préjudice de l’ordre de trois millions de francs.

L’ancien directeur général a écopé de vingt mois avec sursis. Le deuxième accusé, qui occupa de hautes fonctions dans le groupe LSK, a pour sa part pris douze mois avec sursis. Ils ont été tout deux reconnus coupables de gestion déloyale aggravée, faux dans les titres et infraction à la loi sur la surveillance des marchés financiers.

Un membre du conseil d’administration sur la sellette s’en est tiré avec 180 jours-amendes avec sursis pour gestion déloyale aggravée. L’assistante de direction elle aussi renvoyée en justice a été condamnée à 90 jours-amendes avec sursis pour faux dans les titres.

L’affaire s’annonçait délicate à juger. D’une part à cause de l’impossibilité à définir le rôle joué par feu Thierry Leyne dans les transactions reprochées. D’autre part en raison de la difficulté à faire la part des choses entre ce qui ressortirait de la justice civile ou de la justice pénale. Toute une série de faits avait par ailleurs fait l’objet d’une ordonnance de classement.

L’acte d’accusation n’en demeurait pas moins accablant. Il a donné lieu à de vifs débats dès l’ouverture du procès. Impossible par exemple de vérifier les affirmations selon lesquelles Thierry Leyne avait pour habitude d’imiter la signature de deux accusés sur des documents importants.

Les reproches portaient en substance sur des engagements de nantissements de Firstcaution et des investissements en faveur d’autres sociétés du groupe LSK. Autant d’argent qui a disparu dans la faillite du groupe. Il était également question d’une distribution aux cadres de 400 000 francs d’actions au titre de gratification alors que l’entreprise avait des problèmes de trésorerie.

Créé: 18.04.2019, 15h30

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