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Des parents endeuillés évitent une double peine

Une Lausannoise de 4 ans et demi avait trouvé la mort lors d'une chute du 8e étage. Ses parents évitent la double peine. Le Parquet ne retient aucune négligence.

«Jamais plus, quand nous passerons ici, nous ne pourrons oublier ce qui s’est passé», pouvait-on lire sur l'un des nombreux messages laissés au pied de la barre d'immeubles, sise route du Pavement.
«Jamais plus, quand nous passerons ici, nous ne pourrons oublier ce qui s’est passé», pouvait-on lire sur l'un des nombreux messages laissés au pied de la barre d'immeubles, sise route du Pavement.
Benjamin Pillard

L’émotion était maximale dans le quartier lausannois de la Rouvraie. Les cris de désespoir d’une mère déchirant la nuit. Vendredi 11 octobre dernier peu après 20 heures, soit le premier soir des vacances scolaires d’automne, de nombreux policiers et soignants avaient été déployés aux abords d’une barre d’immeubles de neuf étages, route du Pavement. Une témoin avait rapporté à nos confrères de «20 minutes» qu’un intervenant avait cessé le massage cardiaque qu’il prodiguait à une fillette de 4 ans et demi gisant sur la pelouse au sud de la bâtisse. Avant de se tourner vers sa maman, lui signifiant d’un hochement de tête que la vie de la jeune victime ne pourrait plus être sauvée.

Sur les réseaux sociaux, un bruit persistant faisait état d’une chute de l’enfant de son appartement, sis au huitième étage du locatif - soit à environ 20 m de haut. La Lausannoise n’était pas tombée du balcon - dont la hauteur était aux normes - mais d’une fenêtre. «Une enquête pénale a été menée, et nous avons clôturé le dossier par un classement il y a trois semaines», explique le procureur Jonathan Cornu.

«Il est établi que cette malheureuse enfant se trouvait seule dans sa chambre», poursuit le représentant du Ministère public. «Pour une raison que nous ne connaîtrons jamais, la victime a voulu ouvrir la fenêtre en montant sur une petite table de dînette qu’elle avait placée devant. Elle a malencontreusement glissé en effectuant cette manœuvre.»

«Pas jetée ou poussée»

Le magistrat précise que les parents se trouvaient dans l’appartement au moment du drame; à la cuisine. «Nous n’avons pas retenu de négligence de leur part: il n’y avait rien à leur reprocher. Nous n’avons clairement pas d’éléments qui laisseraient penser que leur fille aînée aurait été jetée ou poussée. Au contraire. C’est vraiment tragique...»

«Nous n’aurions jamais imaginé que cet endroit deviendrait un lieu de souvenir», avaient écrit des voisins, dans un message laissé contre une barrière sise au pied de la barre d’immeubles, sur une bande herbeuse. «Jamais plus, quand nous passerons ici, nous ne pourrons oublier ce qui s’est passé [...]. Passants, propriétaires de chiens, respectez ce lieu: une petite fille innocente a quitté ce monde ici!» De nombreux autres riverains, tout aussi affligés, avaient laissé des fleurs, bougies et peluches dans les jours qui ont suivi, ainsi que des mots de compassion, à l’instar d’un couple qui s’exprimait au nom «certainement de tous les parents et grands-parents de ce quartier».

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