«Le drame de Payerne résulte de l'erreur d'une personne: la juge»
Affaire MarieLa commission de haute surveillance du Tribunal cantonal n'est pas tendre avec la juge d'application des peines en charge du dossier Dubois lors de sa libération et demande que des mesures soient prises.
«Le drame de Payerne ne met pas en cause un système. Il résulte de l'erreur d'une personne, la juge d'application des peines», affirme Jacques-André Haury, député vert'libéral et président de la Commission de haute surveillance du Tribunal cantonal (CHSTC).
Dans son rapport, la commission demande au président du Tribunal cantonal «d'ouvrir une procédure administrative» contre la juge d'application des peines qui, en lui accordant un effet suspensif, avait permis à Claude Dubois de rester en liberté. «La CHSTC a constaté que la dangerosité de Claude Dubois n’est ni prise en compte, ni même mentionnée par la JAP, laquelle pourtant connaissait bien le cas et la personnalité (du meurtrier).»
«C'est une personne qui a rendu à un endroit une décision malheureuse. Ce n'est pas un système», indique Jacques-André Haury. L'assassinat de Marie est en ce sens tout à fait différent du meurtre d'Adeline à Genève, selon lui.
«La juge ne mentionne même pas la dangerosité de Claude Dubois», ajoute encore le député. Le rapport Bänziger n'a pas relevé ce point, «il est lacunaire». La désapprobation de la commission vise donc également l'expert mandaté par le tribunal pour faire toute la lumière sur les dysfonctionnements ayant conduit au meurtre de Marie, dans la nuit du 13 au 14 mai derniers.
Développement suit.
Créé: 01.11.2013, 11h23
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