Il a tué son fils unique de 13 ans en l’asphyxiant avec un sac

Drame d'ApplesLes rapports d’autopsie complémentaires révèlent que les médicaments retrouvés dans chacun des trois corps ont uniquement causé le décès du père de famille.

Deux

Deux "livres d'or" avaient été mis à disposition dans le temple communal au lendemain du drame survenu en juin dernier. La famille belge vivait dans la région de La Côte depuis fin 2012. Image: Benjamin Pillard

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La dépouille d’un Belge de 43 ans, cadre dans une multinationale active dans la biopharma, inanimé dans le salon de sa maison d’Apples (commune des hauts de Morges). A l’étage, dans le lit conjugal, celui de son épouse de 50 ans et celui de leur fils unique de 13 ans. Trois jours après la découverte des cadavres, en juin dernier, «24heures.ch» révélait que les trois corps n’avaient fait l’objet d’aucune lésion. Ni par balles, ni à l’arme blanche. La mort par strangulation avait également été écartée. Le premier procureur de La Côte, Jean-Marie Ruede, nous indiquait en outre que le quadragénaire avait laissé une lettre d’adieu dans laquelle il disait en substance que «la vie n’était plus possible pour lui», et que l’homme ne se plaisait pas dans son nouvel emploi. La thèse du meurtre de l’enfant validé par sa mère n’était alors pas privilégiée. Les compléments d’autopsie reçus cette semaine démontrent qu’elle n’en n’est en tout cas pas l’auteure. Et que le garçon est décédé par asphyxie, au moyen d’un sac poubelle retrouvé dans la chambre.

«Nous avons uniquement retrouvé des traces papillaires du père à l’extérieur du sac», explique le procureur Ruede. Et de dévoiler que des substances médicamenteuses «liées à un traitement psychique» ont été décelées dans le sang de chacun des membres de la famille décimée, dont «une concentration supérieure aux valeurs thérapeutiques» pour l’épouse. Mais que c’est bien l’étouffement qui est à l’origine du décès de l’enfant.

Mystère sur la mort de la mère

Tout comme pour celui de la quinquagénaire. Sans qu’il soit pour autant établi que ce soit son mari qui ait agi. «C’est la grande inconnue», poursuit le magistrat. «Il n’y a en tout cas pas eu de compression, contrairement au fils, où l’on voit que l’on a serré pour l’asphyxier.»

Le père infanticide a quant a lui été retrouvé au salon, sac poubelle sur la tête, mais «que partiellement scotché». «Il a probablement été surpris par la vitesse à laquelle les médicaments ont fait effet», analyse le premier procureur.

La mère atteinte d'un cancer

Le représentant du Parquet précise que le quadragénaire - en arrêt maladie - devait consulter un spécialiste de la médecine du travail «pour déterminer s’il était apte à reprendre son activité». Et que dans sa lettre d’adieu, le Belge signifiait non seulement que «l’idée de devoir reprendre son travail lui était insupportable». Mais également que son épouse «souffrait aussi» (bien que son cancer du sein diagnostiqué une année plus tôt était en rémission), et «qu’il avait décidé de l’aider à faire le pas».

L’enquête n’a cependant pas permis d’établir si le plan funeste a été décidé «d’un commun accord» avec la quinquagénaire. Seule certitude: sa mort est survenue en premier, dans la journée du jeudi 13 juin. «Il y avait une altération cadavérique, contrairement aux deux autres corps», glisse Jean-Marie Ruede. «Pour le père, on sait de par les contrôles opérés sur ses appareils électroniques que son dernier signe de vie a été donné aux alentours de 21h.»

Créé: 06.02.2020, 12h20

Articles en relation

Le père, pour qui «la vie n’était plus possible», a laissé une lettre d’adieux

Drame familial d’Apples La thèse du double meurtre commis par le quadragénaire sur son épouse et leur fils de 13 ans se confirme. L’intoxication par absorption massive de médicaments est privilégiée. Plus...

Drame d'Apples: Le père avait «des difficultés à reprendre son emploi»

Le Matin Dimanche Si son autopsie n’a livré aucun élément nouveau, la lettre dans laquelle le cadre explique son geste évoque principalement la fin de son arrêt de travail. Plus...

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.