Femmes désormais bienvenues dans les rangs des Milices vaudoises

InstitutionsLes cavalières sont particulièrement visées par la décision entérinée jeudi par l'assemblée générale.

Les difficultés de renouvellement de l'effectif du corps des chasseurs à cheval des Milices vaudoises a incité l'institution à ouvrir ses rangs aux cavalières.

Les difficultés de renouvellement de l'effectif du corps des chasseurs à cheval des Milices vaudoises a incité l'institution à ouvrir ses rangs aux cavalières. Image: Marius Affolter - archives

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Un bastion masculin est tombé jeudi soir dans la salle de réunion du Grand Conseil vaudois. Après trente-quatre années de fonctionnement exclusivement masculin, les milices vaudoises ont accepté d’ouvrir les rangs de leurs troupes aux femmes. «Une décision sage, qui permettra de perpétuer le corps des chasseurs à cheval», a commenté le président de l’association, le député UDC Denis Rubattel.

La question était ouverte de longue date au sein de la garde d’honneur des Autorités vaudoises. Les troupes, et en particulier celle du corps des chasseurs à cheval, peinent en effet à renouveler leurs effectifs. Mais l’élection de Denis Rubattel à la tête de l’association l’an passé a précipité les choses. «À l’heure de l’égalité et des femmes effectuant leur service militaire, il était temps de s’adapter, explique ce dernier. D’autant plus que d’autres troupes historiques l’ont déjà fait, avec succès.» Les cavalières sont particulièrement visées, puisqu’elles constituent l’écrasante majorité des pratiquants d’équitation.

Formellement, la décision était du ressort du comité, puisqu’il s’agissait seulement d’ajouter «ou femmes» dans le règlement définissant les personnes autorisées à faire acte de candidature. Une discussion était prévue lors de l’assemblée générale annuelle, mais la nouvelle a fuité quelques jours auparavant dans les journaux, mettant de facto les membres devant le fait accompli.

Sur la soixantaine présents jeudi soir, seuls deux se sont toutefois élevés contre cette nouveauté. «Nous représentons une troupe active en 1820, époque lors de laquelle les femmes ne participaient pas de manière active aux activités militaires, a rappelé l’un d’eux. Si on veut les intégrer, il serait préférable qu’elles se consacrent à des tâches annexes ou alors qu’elles forment un corps séparé, par exemple d’amazones.» La seconde intervention venait du cœur: «Tant pis si je suis un vieux con, mais je suis absolument contre», a témoigné un milicien pourtant parmi les plus jeunes présents dans la salle. Avant de préciser toutefois que vu la décision à l’unanimité du comité et des commandants de troupes, il s’y rallierait.

Mais qui sont les femmes susceptibles de rejoindre les milices vaudoises? «D’abord de bonnes cavalières, explique l’inspecteur général Cédric Barde. Des femmes capables de faire faire à leur cheval un quadrille, une farandole et bien évidemment un cortège. Et puis des femmes à l’aise avec l’organisation hiérarchique militaire. C’est pourquoi on imagine que les futures candidates devraient principalement être issues des rangs de la gendarmerie.»

Créé: 29.03.2019, 10h27

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