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Un FIFAD vivace célèbre un ours simple et sauvage

Une belle fréquentation et un palmarès hétéroclite ont marqué la cinquantième édition.

Le photographe Vincent Munier a filmé un ours des falaises et ses accolytes dans le nord de l’Espagne.
Le photographe Vincent Munier a filmé un ours des falaises et ses accolytes dans le nord de l’Espagne.
JEAN-BERNARD SIEBER

Pour ses 50 ans, le FIFAD a commencé et fini avec un plantigrade. En ouverture dominicale à la fin de la semaine dernière, la star de l’alpinisme et traqueur de yéti Reinhold Messner a fasciné les amateurs en racontant – pour son premier film – son Everest en duo sans oxygène. Mais quand il s’est agi de Grand Prix, le jury a choisi samedi «Ours, simplement sauvage» du photographe animalier Vincent Munier, natif des Vosges multiprimé.

«Il nous met en contact très proche avec la nature d’une manière contemplative. C’est un film assez bouleversant parce que c’est tout ce que le monde est en train de perdre», a confié à l’ATS Raymond Vouillamoz, président du jury. Ce moyen-métrage d’une cinquantaine de minutes plonge dans les décors vertigineux de la cordillère Cantabrique, au nord de l’Espagne, à la rencontre de la faune des falaises.

L’Himalaya couronné d’or

Au niveau des récompenses, le Toit du Monde revient aussi, via le Diable d’or Montagne avec «Path to Everest» de Joseph Serra Mateu. Racontant un peu plus intimement le bondissant ultra-traileur catalan Kilian Jornet, qui vient d’exploser le record de Sierre-Zinal il y a une semaine. Le dessin a aussi trouvé sa voie, puisque après les scénariste et bédéaste Olivier Bocquet et Jean-Marc Rochette («Ailefroide», Grand Prix du livre de montagne), le Prix spécial du jury est allé à un court-métrage d’animation racontant les malheurs épiques d’une petite équipe de secouristes en hélicoptère (réalisé par Léo Brunel, Loris Cavalier, Camille Jalabert et Oscar Malet).

En résumé, cinq soirées à guichets fermés, 13 500 spectateurs et un «budget qu’on avait prévu déficitaire, assure Olivier Français, président du FIFAD, à cause notamment de la Fête des Vignerons, mais qui débouche sur un résultat qui va dépasser toutes nos attentes». Une édition jubilaire également marquée par l’accident de circulation, juste avant le début de la manifestation, du nouveau directeur Benoît Aymon – «il va mieux, son bras droit est encore légèrement handicapé» – qui a permis à différentes personnalités (Claude Défago, Nicolas Bideau, Charly Buffet, Manuela Maury, Hubert Gay-Couttet, François Modoux, Simon Matthey-Doret, Matthieu Fournier) de jouer les animateurs de luxe. Avec beaucoup de solidarité.

Si la grande tente et la qualité d’un son complètement repensé ont été des améliorations remarquées, «nous avons des progrès à faire en matière de billetterie. Aujourd’hui, même un quart d’heure, les gens ne sont pas prêts à accepter d’attendre et de faire la queue.» Pour le futur? La 51e bien évidemment, en août 2020. Mais aussi, pourquoi pas en attendant, l’envie de profiter de l’amour des urbains pour la montagne et de montrer en ville les films récompensés dans les Alpes vaudoises.

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