Figure du POP, Pierre Payot s'est éteint

Carnet noirLe militant du POP, ancien député vaudois et conseiller communal de Lausanne est décédé ce mardi à l'âge de 96 ans.

Le 28 février 2016, jour de fête. Pierre Payot accompagne son fils David, élu à la Municipalité de Lausanne.

Le 28 février 2016, jour de fête. Pierre Payot accompagne son fils David, élu à la Municipalité de Lausanne. Image: SIEBER - A

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«Ses camarades avaient l’impression qu’il était là depuis toujours», témoigne le député popiste Marc Vuilleumier. Pierre Payot, né en janvier 1923, milite à l’extrême gauche dès l’adolescence. Durant la Seconde Guerre mondiale, il s’engage dans la lutte contre le fascisme, relève son parti en annonçant son décès. Présent lors de la fondation du POP en 1943, il lui reste fidèle à vie. En 1945, le parti rouge ravit un cinquième des sièges du Grand Conseil vaudois. En 1949, il reflue mais Pierre Payot y est élu. Il y passera 45 ans, jusqu’en 1988, avec une parenthèse de 1953 à 1957. Puis il siège au Conseil communal de Lausanne de 1990 à 2005.

«Quand j’étais jeune militant et qu’il m’initiait, il vendait facilement 20 «Voix Ouvrière» dans les bistrots du quartier du Tunnel quand j’en vendais 3 ou 4, car c’était un militant exemplaire, de terrain, avec un grand sens de l’analyse, optimiste, athée, et qui avait les intérêts et les valeurs du parti en lui, bien plus qu’un éventuel plan de carrière», se souvient Marc Vuilleumier. Député, Pierre Payot est condamné en 1990 avec un autre député popiste pour diffamation: il a questionné le ministre radical Philippe Pidoux sur le limogeage d’un directeur du CHUV. L’affaire choque et débouche sur une réforme de l’immunité parlementaire. Généraliste, Pierre Payot s’illustre sur la fiscalité, la défense des locataires, l’aide aux études, le nucléaire à cause de l’accident de la centrale de Lucens en 1969.

Une marche de la tour en bois de Sauvabelin, dont ce sportif est un père spirituel, porte une plaque qu’il fait graver de ces mots en 2005: «Prolétaires de tous les pays, unissez-vous», le slogan final du Manifeste du parti communiste de Marx et Engels de 1848. Pierre Payot, ingénieur, était employé au Service de l’urbanisme de la ville de Lausanne. En février 1979, il voit son fils David naître. Et 37 ans plus tard, celui-ci, popiste aussi, est élu municipal.

Créé: 12.11.2019, 11h48

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