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L’esprit de Tinguely se perpétue

Une grande exposition d’art cinétique, réalisée en hommage à l’illustre artiste, réunit dix-sept sculpteurs déjantés à l’Art Gallery.

«ici, tous les artistes ont été inspirés par Jean Tinguely. C’est lui qui nous a rendus un peu fou», sourit Pascal Bettex, responsable de l’exposition et artiste cinétique lui-même.

Une œuvre joue du violon quand on l’approche. Une autre vous applaudit quand vous claquez des mains. Et une troisième s’allume de manière anarchique pour vous saluer. Tout autour, de folles machines multidimensionnelles se meuvent à l’infini et interpellent le visiteur. C’est de l’art mobile, parfois imprévisible. «L’unique chose stable, c’est le mouvement, partout et toujours», disait Jean Tinguely. Dans le cadre de Montreux Art Gallery, salon d’art contemporain qui s’ouvre aujourd’hui au Centre de Congrès, une exposition d’art cinétique rend hommage à l’illustre artiste décédé il y a vingt-cinq ans. Dix-sept sculpteurs de la mobilité, venus de toute l’Europe, dont certains collaborateurs du maître, ont monté leurs œuvres devant une gigantesque fresque de Willy Richard retraçant la vie de Jean Tinguely. La plupart ont été réalisées spécialement pour cette réunion, la plus grande du genre mise sur pied en Suisse. «Je n’ai jamais vu un rassemblement d’art cinétique d’une telle ampleur, même pas à Kinetic Art Fair à Londres. Et cela dans le pays même de notre maître à tous, s’enthousiasme le sculpteur allemand Willi Reiche. Quand une de ces folles machines tourne, c’est l’esprit et le goût pour le chaos organisé de Jean Tinguely qui se perpétue.»

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