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Le fonctionnaire militant d’XR fait sourciller la droite

Le gouvernement est sommé de s’expliquer sur l’employé de l’État qui prône la désobéissance civile au sein d’Extinction Rebellion.

XR s'est fait connaître à Lausanne et à travers le monde pour ses actions de désobéissance civile.
XR s'est fait connaître à Lausanne et à travers le monde pour ses actions de désobéissance civile.
Florian Cella-A

L’affaire du «fonctionnaire agitateur public» révélée ce mois par «20 minutes» n’a pas laissé de marbre le PLR et l’UDC. Mardi au Grand Conseil, les deux partis ont chacun déposé une interpellation pour obtenir des éclaircissements de la part du Conseil d’État, sommé de répondre à une batterie de questions.

Il se trouve en effet qu’un employé du Canton, chef de projet dans un département depuis des années, milite activement au sein du groupe Extinction Rebellion (XR) comme «contact presse», selon ses propres mots, sans en avoir averti ses supérieurs. Le mouvement, guidé par l’urgence climatique, s’est fait connaître pour ses actions non autorisées et ses appels à la désobéissance civile.

«Ce n’est pas mon rôle de demander une sanction contre cet employé»Florence Gross, députée PLR

Sans confirmer que l’individu est bel et bien un salarié de l’État, le chancelier Vincent Grandjean avait admis que ce type de situation est «délicat» au vu du «devoir de réserve et de loyauté» envers l’employeur. Le fonctionnaire a d’ores et déjà reçu le soutien des syndicats, pour qui il ne fait qu’exercer «une liberté fondamentale», selon des propos rapportés par «La Liberté».

Le député UDC Denis Rubattel se demande si la «violation de la loi ne serait pas de plus en plus répandue et tolérée en Pays de Vaud» après l’acquittement en première instance des douze activistes du climat qui ont occupé une succursale de Credit Suisse. L’élu fait aussi un lien avec le classement de la plainte déposée contre l’ex-ministre Anne-Catherine Lyon et l’actuelle, Rebecca Ruiz, dont le contrat de travail a été bricolé en piétinant le règlement, comme l’a établi le procureur général au début du mois.

Lui et la PLR Florence Gross demandent donc au Conseil d’État de préciser les faits et de prendre position sur la compatibilité de telles activités avec le statut d’employé de l’État. Au fond, en appelle-t-elle à une sanction contre l’intéressé? «Ce n’est pas mon rôle de demander cela. Mais ce cas nous montrera comment le Conseil d’État réagit au non-respect du devoir de fidélité vis-à-vis de l’employeur. Qu’est-il prêt à accepter, pour des raisons de liberté d’expression, en matière d’actes de désobéissance civile de la part de ses collaborateurs?»

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