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Franck Giovannini en parrain du goût

Pour sa 20e édition, la Semaine du goût s’offre un soutien trois étoiles, qui voit dans la défense du bien manger une évidence.

Tout sourire, le président de la Semaine du goût, Josef Zisyadis, et son parrain, Franck Giovannini.
Tout sourire, le président de la Semaine du goût, Josef Zisyadis, et son parrain, Franck Giovannini.
ARC/Jean-Bernard Sieber

Née en 2001, la Semaine du goût fêtera sa 20e édition du 17 au 27 septembre 2020. Après avoir eu comme parrain Frédy Girardet en 2005, puis Philippe Rochat pour sa 10e édition, en 2010, il y a comme une certaine logique à voir Franck Giovannini parrainer cette 20e édition. Trois chefs de l’Hôtel de Ville de Crissier à son chevet, on pourrait croire que la Semaine du goût est encore une histoire élitiste. «Non, c’est une manifestation populaire», se défend son président éternel, Josef Zisyadis.

Ce que confirme le chef trois étoiles de Crissier. «C’est une évidence, pour moi, de soutenir cette initiative. Mettre en avant des produits et des producteurs locaux ne peut être que bénéfique pour tout le monde. En éduquant les gens à une bonne alimentation, cela peut leur donner envie, à terme, de venir manger chez nous. Mais ce n’est pas le but de mon soutien.»

Heidi aime bien manger

Ces 20 ans sont également l’occasion d’une première. À chaque année, l’événement a sa Ville du goût; à force, elles forment un réseau, et Lausanne l’a prolongé avec Lausanne à table. En 2020, ce sera une Région du goût cette année, avec le Heidiland, ce territoire entre Saint-Gall et Grisons qui est né comme une dynamique touristique mais qui est un ensemble très cohérent de 120'000 habitants. «Il y a là-bas une belle concentration de restaurants étoilés et de producteurs de qualité», assure Josef Zisyadis. Douze restaurants y totalisent en effet 180 points au guide Gault&Millau, emmenés par l’Igniv qu’y a ouvert Andreas Caminada dans le Grand Resort Bad Ragaz et par le Schlüssel de Roger Kalberer, à Mels. C’est également là que poussent les meilleurs pinots noirs grisons, dans cette petite vallée de la Bündner Herrschaft où le cépage bourguignon a trouvé un terroir de rêve. La région annonce 120 événements pour la Semaine du goût, du 17 au 27 septembre prochain.

Vingt ans, l’âge de raison pour certains, l’âge du bilan aussi pour le président omniprésent dans le domaine du goût. Celui qui est également coprésident de Slow Food Suisse a lancé un projet pour promouvoir les Grands Sites du goût en Suisse, qui voit ses premiers terroirs se distinguer. Et, lundi, il remettra à Berne, avec Guy Parmelin, les premiers Mérites culinaires suisses à des artisans méritants.

«Cela fait vingt ans qu’on a le virus, plaisante-t-il aujourd’hui. Mais, en 2001, on n’était pas perçus comme on l’est désormais. Tout a changé: il y a d’un côté toujours plus d’industrialisation de l’alimentation mais, dans le même temps, de plus en plus de résistance de la population qui s’inquiète de ce qu’elle mange.» Une dualité qui se retrouve aussi dans les modes de consommation. «Aux États-Unis, on construit aujourd’hui des logements sans cuisine. On y trouve aussi des restaurants fantômes, qui n’ont pas de salle à manger puisque tout est destiné à être emporté en barquette.» Pourtant, selon lui, les gens qui perdent leur faculté à se faire à manger perdent une partie d’eux-mêmes. Le fait que Franck Giovannini les soutienne est un signe. «Ces chefs sont un repère dans notre société, un garant de notre mémoire historique qu’ils ne cessent de moderniser avec des producteurs de qualité.

Programme mystère

Quant au programme de cette année, il faudra bien entendu attendre pour le connaître. Comme à chaque édition, tout part des volontaires qui s’annoncent pour organiser un ou plusieurs événements, ces derniers devant être ensuite validés par les divers comités qualité de la Semaine du goût. Il y en avait 2800 l’an dernier, toujours davantage dans la partie romande. Combien y en aura-t-il cette année? «C’est toujours le stress quand on ouvre les inscriptions», sourit Josef Zisyadis. «C’est surtout fantastique que la manifestation ait pris une telle ampleur», renchérit Franck Giovannini.

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