Un futur enseignant de l’EPFL accusé de viol

MoeursTrois femmes accusent un éminent chercheur, futur professeur de l’EPFL, de viol ou d’agression

Image: Frédéric Lemail - A

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Proférées aux États-Unis par trois femmes, des accusations de viol, d’agression et de harcèlement rebondissent en terre vaudoise, plus précisément à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Car les accusations visent un ponte des humanités numériques, critique littéraire reconnu et futur professeur de l’EPFL, comme le révèle Le Temps sur son site Internet.

L’accusation la plus détaillée est celle de Kimberly Latta. Elle a été diffusée sur Facebook et sur son blog début novembre, puis reprise par le Corriere della Sera. Les faits dénoncés se seraient déroulés durant l’année académique 1984-1985 sur le campus californien de Berkeley, lorsque l’étudiante était âgée de 25 ans. «Je me souviens lui avoir dit: non, je ne veux pas. Je me souviens de lui rétorquant: «Oh, vous, les Américaines, quand vous dites non, vous voulez dire oui», écrit la femme évoquant un premier viol. Puis un deuxième, dans l’appartement du professeur: «Il m’a poussée contre le mur (…) Je n’ai pas protesté quand il m’a déshabillée. Je suis restée là, laissant les choses arriver, puis ce qui est venu après. J’étais comme une poupée, un pantin, un objet», écrit la femme sur son blog.

«Je me souviens lui avoir dit: non, je ne veux pas. Je me souviens de lui rétorquant: «Oh, vous, les Américaines, quand vous dites non, vous voulez dire oui»

Et Le Temps de préciser encore qu’après le témoignage de Kimberly Latta, deux autres femmes ont elles aussi porté des accusations contre l’ancien chercheur de Stanford. Il est cette fois question de harcèlement et d’attouchements, qui seraient survenus dans les années 90. Des accusations que le principal intéressé, joint par Le Temps, rejette en bloc, tandis qu’il reconnaît «une brève relation consentie avec Madame Latta».

Si les faits ont été rapportés dans au moins une université, ils n’ont en revanche fait l’objet d’aucune plainte aux États-Unis. L’affaire n’en demeure pas moins délicate pour l’EPFL, où l’homme a déjà effectué plusieurs mandats entre 2015 et 2016, a contribué à la mise en place du collège des humanités et où il enseignera l’an prochain. «Il n’y a pas non plus eu de plaintes à l’EPFL, où son activité au sein de l’école n’est pas remise en cause par cette affaire», indique Corinne Feuz, rédactrice en chef de l’unité Mediacom de l’EPFL.

La position de l’école évoluerait-elle si plainte était déposée aux États-Unis? No comment de l’EPFL. (24 heures)

Créé: 07.12.2017, 18h51

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