Un futur label pour les produits vaudois de qualité

AgricultureLe Conseil d’État et le Grand Conseil veulent promouvoir les aliments fabriqués dans le canton. Reste à définir des conditions d’obtention

Garantir la provenance d'un produit serait le deuxième but d'un label vaudois.

Garantir la provenance d'un produit serait le deuxième but d'un label vaudois. Image: Keystone

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Il existe une multitude de labels et d’indications pour les produits alimentaires dans nos magasins et nos restaurants. Difficile donc de s’y retrouver pour le consommateur. La solution? Créer un nouveau label spécial pour estampiller les produits vaudois, sur le modèle de «Genève Région Terre Avenir» (GRTA). C’est l’idée défendue par le Conseil d’État et le Grand Conseil.

En décembre, le parlement a validé deux postulats dans ce sens, déposés en 2016 par la socialiste Claire Attinger Doepper et le libéral-radical Pierre-Alain Urfer. Entre-temps, le gouvernement a mentionné l’idée d’une «marque vaudoise d’excellence» dans son programme de législature en novembre.

Manger sainement et éthiquement

Tout le monde s’accorde à dire qu’un label doit être gage de traçabilité, mais aussi de qualité. Il s’agit désormais de définir les conditions d’obtention. Pas sûr que tous les avis se recoupent. «Pour manger sainement et éthiquement, un produit doit être bio et de proximité, estime Claire Attinger Doepper. Ce futur label doit cumuler ces deux éléments.»

Quant à Pierre-Alain Urfer, il ne parle pas de bio. Mais il constate la multiplication des «signatures», comme il dit, représentant chacune un coin différent du canton. «Or un touriste ou un consommateur de passage ne connaissent pas toutes ces régions, ajoute-t-il. Indiquer sur un produit qu’il est vaudois doit le rendre facilement identifiable.»

«Il y aura des déçus»

Devant les députés en décembre, le conseiller d’État libéral-radical Philippe Leuba promettait une consultation large, avec l’ensemble des filières et des milieux concernés. Mais en même temps, il prévenait les futurs candidats à ce label: «Il ne faut pas se bercer d’illusion, il y aura des déçus.»

Quoi qu’il en soit, les producteurs vaudois se réjouissent de la démarche. C’est le cas par exemple de Luc Thomas, le directeur du syndicat agricole Prométerre. Lui aussi lie traçabilité et qualité. «Si l’État se donne les moyens de développer une marque, cela multipliera la force de frappe, souligne-t-il. Mais la provenance à elle seule n’est pas suffisante. Les consommateurs tiennent à connaître la provenance des produits et ils attachent évidemment de l’importance à la qualité.» (24 heures)

Créé: 15.01.2018, 11h18

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