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La gauche appelle Maillard à retirer son contre-projet sur les soins dentaires

Le comité de l’initiative pour une assurance des soins dentaires dénonce un texte «dénaturé» par la droite du Grand Conseil. Le conseiller d’Etat socialiste reste prudent pour l’instant.

Le conseiller d’Etat socialiste Pierre-Yves Maillard.
Le conseiller d’Etat socialiste Pierre-Yves Maillard.
Keystone

L’an prochain, les Vaudois devront dire s’ils veulent que les soins dentaires soient remboursés, comme le demande l’initiative déposée par la gauche en 2014. En même temps, ils devront dire s’ils acceptent le contre-projet préparé par le conseiller d’Etat socialiste Pierre-Yves Maillard, qui offre des aides «sous condition», en ciblant surtout les enfants, les jeunes et les personnes âgées, handicapées et vulnérables.

Ce mardi, le comité d’initiative et des alliés de gauche ont dévoilé leur nouvelle stratégie devant les médias: ils demandent au Conseil d’Etat de retirer son contre-projet. Jusqu’ici, pourtant, la gauche soutenait en même temps l’initiative et le texte de Pierre-Yves Maillard. Mais depuis le début des travaux du Grand Conseil sur ce dossier, mardi, elle juge que la droite est en train de «dénaturer» le contre-projet du Conseil d’Etat. Dès lors, si le gouvernement le retire avant la fin des travaux du Grand Conseil, cela empêcherait la droite de soumettre aux Vaudois sa vision des soins dentaires.

«Jusqu’ici, Pierre-Yves Maillard a évoqué la possibilité de retirer son contre-projet lors des discussions en commission et durant les débats en plénum», expliquent en chœur les députés Jean-Michel Dolivo (solidaritéS) et Vassilis Venizelos (Les Verts). «C’est aussi une option soutenue par la minorité de la commission parlementaire qui a planché sur ce dossier», explique la socialiste Brigitte Crottaz, rapportrice de cette même minorité. Pierre-Yves Maillard, lui, est plus prudent face à ce scénario. «La question pourrait se poser dans l’éventualité où le texte qui ressortirait des débats du Grand Conseil représenterait un recul par rapport à la pratique actuelle en matière d’accès aux soins dentaires, explique-t-il. Or, on s’imagine mal que la droite veuille nous empêcher de continuer ce que nous faisons aujourd’hui.»

Il pense entre autres aux subventions accordées à diverses institutions pour faciliter l’accès aux soins des personnes vulnérables, par exemple via la dentisterie en EMS, la Fondation Point d’Eau à Lausanne ou la Policlinique médicale universitaire. «D’ailleurs, un retrait risquerait de retarder encore le vote populaire, ajoute Pierre-Yves Maillard. En revanche, le Conseil d’Etat se réserve d’apporter son soutien à l’initiative face à un contre-projet amendé.»

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