Rosebud: «La géométrie du toit ne va pas changer»
ArchitectureMardi, Pascal Broulis présentait un plan visant à relancer les chances du projet de nouveau parlement face au vote des Vaudois. L’architecte Marc Collomb évoque une évolution mais pas de révolution.
Plus de 16 000 Vaudois ont signé pour que l’on vote contre votre projet baptisé Rosebud. Qu’en dites-vous?
- Je pense qu’ils se sont fait une opinion immédiate, uniquement sur sur une image. Au contraire, nous travaillons sur la durée, à partir d’un cahier des charges complexe, voire contradictoire. Il faut donc se poser la question de l’image de ce projet et comment l’améliorer.
Pascal Broulis disait mardi que des tuiles sont désormais envisageables…
- Oui, un changement de matériau est une bonne stratégie pour améliorer l’impact visuel du projet. Cela semble être la solution qui réunit le plus de réactions positives.
Et sur le volume? Une réduction de 10 à 20% de la toiture a été évoquée.
- Il va y avoir un changement de dimensions mais de combien? Il faut nous laisser le temps de faire les études. Cela dépendra de la quantité de paramètres qu’on remet en question. Mais on ne pourra pratiquement pas limer sur les dimensions. L’intérieur dicte la forme et c’est dans l’épaisseur de construction qu’on trouve la marge de manœuvre principale.
Vous voulez dire que la forme du toit ne changera pas?
- La géométrie du toit ne va pas changer. La salle parlementaire accueillera près de 200 personnes et nécessite un certain volume d’air. Les dimensions au sol sont limitées alors on va le chercher en hauteur pour créer un mouvement d’air naturel. Peu de parlements fonctionnent sous un plafond bas comme celui d’une salle de congrès. Il faut respecter le rapport entre la surface, la hauteur et le volume d’air.
Retrouvez l'interview complète dans le journal de demain.
Créé: 05.09.2012, 19h49
Un parlement de plastique
Malgré la controverse qui menace le projet de nouveau parlement, les patrons de l’Atelier Cube gardent un certain sens de l’humour. Dans leur vitrine on peut admirer la construction en temps réel de petites maquettes de Rosebud.
« C’est une imprimante en trois dimensions qui fabrique ces miniatures en plastique à base de maïs », explique l’architecte Marc Collomb. Pour l’heure, il ne sait pas encore exactement à quoi vont servir ces petits objets multicolores. Reste que certains sont déjà équipés d’une boucle de porte-clés. Un objet culte ? Dans un débat qui fera rage en attendant le vote sur du référendum populaire prévu le 3 mars, le gadget promet en tout cas d’être un instrument de communication efficace.
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