Le Grand Conseil vaudois dit oui à Rosebud
LausanneMardi, les députés ont avalisé à une très large majorité le crédit d’ouvrage de 21,5 millions destiné à la reconstruction du Parlement. Menacé de référendum, ce projet est contesté en raison de la forme et de la couleur grise de sa toiture.
C'est par 115 oui contre 3 non (et neuf abstentions) que les députés ont accepté l’entrée en matière par 115 oui contre 3 non. Ils se sont rangés à l’avis unanimement favorable de la commission parlementaire qui s’est penchée sur le projet de nouveau parlement Rosebud.
«Dix ans après l’incendie de la salle Perregaux, nous sommes à la croisée des chemins», a déclaré son président Michel Renaud (PS). Le parlement doit faire une pesée d’intérêt entre se doter d’une salle qui lui manque depuis onze ans et refuser le projet dans sa totalité en raison de la seule couleur de la toiture.
La procédure a été parfaitement respectée, a souligné le socialiste. Selon lui, il est trop tard pour contester le projet. Il aurait fallu le faire au moment de l’annonce des résultats du concours d’architecture. Deux oppositions, dont une du Mouvement de défense de Lausanne, ont été déposées, mais elles n’ont pas été retenues par la commune de Lausanne.
Polémique de dernière minute
«Il y a quelque temps, tout a dérapé en raison de la forme et de la couleur de toiture. Le manque de communication du Conseil d’Etat n’a pas arrangé les choses. Le projet aurait dû être préparé et expliqué plus longuement», a souligné le député. Il a néanmoins exhorté ses pairs à accepter «massivement» un projet simple, fonctionnel, écologique et respectant l’histoire.
De nombreux députés, tant de la droite que de la gauche de l’hémicycle, ont souligné l’importance d’aller de l’avant. «Il faut une union sacrée autour de ce projet», a lancé le libéral Jean-Marie Surer. Les projets architecturaux contemporains sont souvent mal perçus dans leur époque, avant d’être intégrés au patrimoine, a souligné le Vert Jean-Yves Pidoux.
Ecouter la voix populaire
Quant aux adversaires de Rosebud, ils ont déploré l’empreinte trop importante de la toiture de métal du futur Parlement dans le quartier historique de la Cité. «Il faut faire preuve de réalisme politique», a déclaré le député de l’Alliance du centre Jacques- André Haury. «La seule chance que ce projet se réalise est de le recouvrir de tuiles traditionnelles».
Le député Marc-Olivier Buffat s’est distancé de son groupe et a prôné la non-entrée en matière. «La raison pousse à accepter le projet, mais le coeur n’en veut pas», a relevé le radical, qui a dénoncé l’évolution opaque du projet.
«Dès le départ on aurait dû nous dire qu’il n’y avait pas d’autres alternatives à cette toiture de métal disproportionnée. Il faut entendre la voix populaire. Elle se manifestera par le biais d’un référendum», a ajouté M.Buffat, par ailleurs membre du comité des opposants au projet. (ATS / 24 heures)
Créé: 05.06.2012, 15h24
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