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Comment Grégoire Junod a mis la main sur le site de Beaulieu

En dix-huit mois, la Ville a pris le contrôle du site. Une manœuvre due à la vision du syndic, bien aidé par un business en difficulté.

Grégoire Junod, entouré par la présidente du Conseil d'Etat Nuria Gorrite et Florence Germond, municipale lausannoise des finances. Au moment d'annoncer la profonde crise de gestion que traversait la fondation de Beaulieu, fin décembre 2017.
Grégoire Junod, entouré par la présidente du Conseil d'Etat Nuria Gorrite et Florence Germond, municipale lausannoise des finances. Au moment d'annoncer la profonde crise de gestion que traversait la fondation de Beaulieu, fin décembre 2017.
Jean-Bernard Sieber

«Les opportunités apparaissent le plus souvent sous la forme de malchance ou d’échec temporaire.» Grégoire Junod a-t-il lu l’ouvrage «Réfléchissez et devenez riche», de Napoleon Hill, chantre du développement personnel? On ne le sait pas.

Ce qui est sûr, c’est que la crise de gouvernance de la Fondation de Beaulieu permet au syndic de Lausanne de profondément changer la relation de la Ville avec ce site de 16 hectares. De les faire siens, alors qu’historiquement Beaulieu est un fief radical. «Et que la gauche lui a toujours un peu tourné le dos», ajoute-t-il. Depuis décembre 2017, tout s’est aligné pour faire passer Beaulieu dans les mains de la Ville. Dans un mélange de situations subies ou provoquées.

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