Grosse alerte pour lutter contre un nuisible du maïs

AgricultureLa police phytosanitaire du canton de Vaud ordonne de ne pas transporter les récoltes de maïs hors d’une zone autour de Prangins.

La chrysomèle est un insecte long de 5 à 6 mm. Image: AGROSCOPE

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Ce redoutable ravageur est craint comme la peste. Il a suffi qu’un piège à phéromones détecte la présence d’une seule chrysomèle dans un champ de maïs sur le site Agroscope de Changins pour déclencher l’alerte et la mise en place d’un très sérieux plan de prévention. Sur deux pages complètes dans la «Feuille des avis officiels» de mardi dernier, la police phytosanitaire du canton de Vaud ordonne toute une série de mesures pour lutter contre cet insecte qui s’attaque aux racines du maïs. «Selon les directives du Service phytosanitaire fédéral, un périmètre de lutte doit être établi dès la découverte du premier individu, explique Jean-Michel Bolay, responsable de la police phytosanitaire du canton de Vaud. Il faut empêcher la propagation de cet insecte nuisible considéré comme particulièrement dangereux. Il peut voler sur plusieurs kilomètres et peut aussi être transporté passivement sur des véhicules.»

La Direction générale de l’agriculture, de la viticulture et des affaires sanitaires (DGAV) a délimité deux zones autour du champ de maïs dans lequel la chrysomèle a été découverte à Prangins: «La zone focale» comprise dans un rayon de 5 km et la «zone tampon», dans un rayon de 10 km. Jusqu’au 30 septembre, la DGAV interdit de transporter toute récolte provenant des champs de maïs situés dans la zone focale hors de ladite zone (excepté pour les fermiers de la zone tampon). Il sera également interdit de cultiver du maïs en 2019 sur les parcelles de ces deux zones plantées en maïs en 2018. «Puis il faudra une année sans capture avant de lever les mesures de lutte», précise Jean-Michel Bolay.

La «chrysomèle des racines du maïs», originaire d’Amérique du Nord, y a causé de lourdes pertes dans les cultures de maïs. En Suisse, les premiers individus ont été observés au Tessin en 2000. «À ce jour, il n’y a heureusement pas encore eu de dégâts significatifs, ajoute Jean-Michel Bolay. À la différence des pays voisins qui pratiquent la monoculture, la rotation des cultures que nous appliquons en Suisse empêche le développement épidémique de la chrysomèle. L’an dernier, on a eu un cas similaire à celui de Prangins dans le Chablais.»

Créé: 02.09.2018, 12h21

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