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Les hautes écoles draguent les écoliers

Une offre scientifique et culturelle extrascolaire, sous forme d’ateliers, a été inaugurée à Lausanne.

Certains ateliers sont réservés aux filles, pour stimuler leur intérêt pour les formations scientifiques.
Certains ateliers sont réservés aux filles, pour stimuler leur intérêt pour les formations scientifiques.
Jean-Bernard Sieber

Laetitia et Clelia, 11 ans, posent leur robot en Lego sur un fil étendu entre deux chaises. À l’EPFL, ce cours de robotique fait écho au lancement du programme PLUS. L’École polytechnique fédérale de Lausanne, l’UNIL et la Haute École d’ingénierie et de gestion font front commun pour proposer gratuitement des activités extrascolaires scientifiques et culturelles.

Conçus pour les 8 à 15 ans, ces ateliers gratuits s’adressent aux curieux et motivés, mais aussi aux élèves à haut potentiel intellectuel. «Nous souhaitons proposer des activités qui pallient l’offre scolaire, comme le codage, explique Cesla Amarelle, conseillère d’État en charge de la Formation, de la Jeunesse et de la Culture. L’idée est aussi de stimuler les jeunes et de les pousser à s’intéresser à des savoirs alternatifs.»

L’éventail de l’offre est large: du codage, de la robotique, des casse-tête, de la programmation. De la science donc, mais pas seulement. L’UNIL met à l’honneur la calligraphie chinoise, la rhétorique ou la comédie musicale anglaise. Pour un apprentissage optimal, les ateliers sont limités à 12-15 participants.

Les filles en avant

Ce programme poursuit un autre objectif: une meilleure inclusion des filles. Les ateliers fonctionnent sur la base de quotas, et certains sont exclusivement réservés aux filles. «Le genre influence la manière de travailler, les filles étant généralement plus collaboratives et les garçons plus compétitifs, constate Farnaz Moser, cheffe du Service de la promotion des sciences à l’EPFL. Nous souhaitions leur réserver des ateliers pour qu’elles exploitent au maximum leurs capacités.» Et pour la plus grande joie de certaines: «C’est bien de séparer les filles des garçons! Ils nous disent souvent: «Laisse-moi faire», disent à l’unisson trois préadolescentes.

Bien que le programme soit une première, Cesla Amarelle n’a «aucun doute» sur son succès. Elle ambitionne d’étendre l’offre pour les 16-18 ans, en incluant la sociologie ou la science politique.

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