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Héberger tous les migrants sans abri, «mission impossible»

Les occupants du Sleep-In mettent Lausanne face au défi d’une migration qui débouche sur l’extrême précarité.

Le Point d’Eau, où les sans-abri peuvent se doucher et laver leur linge.
Le Point d’Eau, où les sans-abri peuvent se doucher et laver leur linge.
PHILIPPE MAEDER

Vendredi matin, Oscar Tosato a reçu une visite surprise. Le municipal lausannois en charge de la Cohésion sociale a vu arriver dans son bureau trois personnes qui vivent dans le camp du Sleep-In de Renens. Pour rappel, depuis plusieurs semaines, ce gîte pour sans-abri appartenant à la Commune de Lausanne a vu son jardin occupé illégalement par une cinquantaine de migrants qui, faute de place à l’intérieur, disent n’avoir nulle part où aller. Priés de se disperser d’ici au 30 août, ils avaient un message pour Oscar Tosato: «Les autorités ne peuvent pas juste nous jeter à la rue», comme le transcrit lui-même l’intéressé.

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