Une heure d’ouverture en plus à Oron fâche Unia

OronDes vendeuses ont récolté 1400 signatures contre l’ouverture jusqu’à 18 h des magasins le samedi. Unia dénonce une décision unilatérale de la Municipalité.

Une délégation d'Unia s'est rendue ce jeudi matin à Palézieux-Village pour remettre à la Commune d'Oron une pétition munie de 1400 signatures contre l’extension des heures d'ouverture des magasins le samedi soir jusqu’à 18 h.

Une délégation d'Unia s'est rendue ce jeudi matin à Palézieux-Village pour remettre à la Commune d'Oron une pétition munie de 1400 signatures contre l’extension des heures d'ouverture des magasins le samedi soir jusqu’à 18 h. Image: Philippe Maeder

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Les géraniums devant la pimpante Maison de Commune d’Oron n’en sont pas encore revenus. Une délégation du syndicat Unia a débarqué jeudi matin sur le coup de 9 h 30 avec drapeau et banderoles. En cause: la décision unilatérale de la Municipalité d’autoriser l’ouverture des magasins de la commune une heure de plus le samedi soir, soit jusqu’à 18 h.

«Ce sont des vendeuses de grandes surfaces qui nous ont contactés, explique le coprésident d’Unia Vaud, Yves Defferrard. Nous sommes ici car la Municipalité a plusieurs fois refusé de nous rencontrer. Une première pour nous!» Autre nouveauté: le syndicat a fait valider par un notaire les 1249 premières signatures récoltées par les vendeuses en deux semaines. «Le syndic sous-entendait en effet que ces signatures n’avaient pas été récoltées ici, explique le syndicaliste. La validation prouve bien le contraire. Et nous avons été surpris par l’ampleur du succès de la récolte. Par rapport au nombre de clients dans la région, c’est un très beau résultat, qui prouve le mécontentement.»

Le syndicat demande la suspension de cette autorisation, qui devrait entrer en vigueur dès ce samedi, et l’ouverture de discussions. «Dans le cas contraire, nous nous réservons le droit de procéder à d’autres actions.» Ce ne sera toutefois peut-être pas nécessaire. Quelques minutes après la réception de la pétition par le secrétaire communal, Jean-Daniel Graz, Unia a été informé que le syndic acceptait une rencontre dès le lendemain (vendredi).

«Travail payé, non?»
«S’ils veulent me parler, je les écouterai, confirme le syndic et député UDC Philippe Modoux. Mais Oron a toujours été une commune commerciale, avec des horaires d’ouverture très libres. Selon notre règlement de police, la fixation de ces horaires est de compétence municipale et, sincèrement, je ne vois pas ce que cette décision, prise à l’unanimité par l’Exécutif, met en péril. Aux dernières nouvelles, les gens seront payés pour ce travail, non?»

Une vision bien différente de celle du syndicat. «La Municipalité d’Oron ne semble pas avoir pris conscience de ses responsabilités, reprend Yves Defferrard. On nous a répondu mot pour mot que cette autorisation avait été donnée simplement parce que Coop et Migros l’avaient demandée!» Et de présenter le témoignage écrit et anonymisé d’une vendeuse qui s’inquiète de voir son temps de disponibilité pour sa famille être encore amputé d’une heure.

Créé: 02.07.2015, 17h01

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