L’histoire d’un petit village qui soulage les maux

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Jusqu’ici, beaucoup de voyageurs et d’automobilistes ignoraient l’existence de Daillens, village du Gros-de-Vaud enserré entre la ligne de chemin de fer et l’autoroute. Il faudra s’habituer à ce nom, car il reviendra plus d’une fois jusqu’aux élections fédérales d’octobre. Après le déraillement d’un convoi transportant des produits chimiques dangereux il y a deux semaines et l’interruption générale du trafic ferroviaire durant neuf jours, la sécurité du transport des matières dangereuses est devenue une préoccupation légitime.

Légitime, mais aussi politique. Car Daillens est désormais un thème de campagne. Les trois partis gouvernementaux ont chacun une ministre concernée de près par le dossier: la socialiste Nuria Gorrite avec les Infrastructures, la Verte Béatrice Métraux avec la Sécurité et la libérale-radicale Jacqueline de Quattro avec l’Environnement. Pour l’instant, ce sont les Verts et les libéraux-radicaux qui se sont emparés du sujet. Dans les deux cas, on ne peut s’empêcher de voir en Daillens une opportunité qui permet d’oublier quelques contrariétés.

D’abord, les Verts. Quatre jours après l’accident, le parti tient à faire savoir par un communiqué que deux de ses députés interviendront au Grand Conseil pour connaître les détails de l’accident, avec des textes intitulés ironiquement «La Venoge au vitriol» et «Daillens sous acide». Il s’agit de Vassilis Venizelos, chef de groupe et candidat au Conseil national, et Michel Collet, qui habite à trois kilomètres du lieu de l’accident. Une manière d’embrasser un sujet chaud et vaudois pour laver l’affront qu’a subi le parti à Berne en mars. Le Conseil national avait alors refusé l’idée de l’écolo genevoise Anne Mahrer de limiter le transport de chlore par le rail.

Ensuite, les libéraux-radicaux. Plus discret lorsque le député Jean-Luc Bezençon a déposé son interpellation au Grand Conseil, le parti a été bien visible lundi. Jacqueline de Quattro a alors réussi un joli coup: faire venir les médias à Daillens sous la pluie pour l’écouter s’entretenir avec des experts sur le terrain. Avec un écho important: deux télévisions, trois radios, cinq journaux, une agence de presse, une agence photo et même trois quotidiens alémaniques. Là aussi de quoi mettre du baume au cœur d’une ministre qui se démène dans le délicat dossier de l’aménagement du territoire.

Créé: 11.05.2015, 10h10

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