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MétéoL’hiver le plus chaud jamais enregistré se termine

A Château-d’Oex, la température a affiché une valeur de 1,8 °C pour la saison, soit presque 1 °C de plus que le précédent record.

Ce vendredi 20 mars, avec l’équinoxe, nous entamons officiellement le printemps calendaire. Le printemps le plus étrange qui soit, mais le printemps quand même. Or l’hiver que nous quittons a quant à lui été le plus chaud jamais enregistré dans le pays. Les chiffres de MétéoSuisse donnent le vertige. L’institut (qui divise l’année en saisons météorologiques, avec un hiver allant du 1er décembre au 28 ou 29 février) livrait la semaine dernière ses données pour ces trois mois: «La Suisse a connu son hiver le plus doux depuis le début des mesures en 1864. En moyenne nationale, la température de décembre à février a été de 0,7 °C, soit presque 3 °C au-dessus de la norme 1981-2010. Une température en moyenne nationale de plus de 0 °C n'a été observée que quatre fois en Suisse. Dans certaines régions du pays, les valeurs hivernales extrêmes ont été sensiblement plus élevées que les précédents records.»

Les chiffres vaudois suivent cette tendance. A la station de Pully, les trois mois hivernaux ont connu des températures nettement supérieures à cette même norme: 5,6°C en moyenne pour décembre (+2,4), 4,4 °C pour janvier (+2,2), et carrément 7,2 °C pour février (+4,2). Même situation à Payerne (+ 3 degrés sur l’ensemble de l’hiver). La station de Château d’Oex enregistre des chiffres encore plus extrêmes avec un écart de +3,7 °C pour l’ensemble de la saison. «A Château-d’Oex, la température de l’hiver 2019/2020 a affiché une valeur de 1,8 °C, soit presque 1 °C de plus que le précédent record, établi lors de l’hiver 2015/2016», précise Mickaël Schwander, à MétéSuisse.

Le printemps en avance

Le mois de mars prend pour l’heure la même tournure. «Du 1er au 16 mars, l’écart à la norme est de 1,4° à Pully et 1,8° à Payerne», indique le météorologue. L’ensoleillement a aussi été supérieur à la moyenne, avec 135% par rapport aux valeurs 1981-2010 à Pully, et 155% à Payerne. Du coup, on l’a remarqué un peu partout, la nature s’est activée très tôt, avec un éveil précoce de nombreuses espèces. «En observant la floraison de certains arbres, par exemple frêne et bouleau, on pourrait dire qu’on remarque une avance de 10 jours à trois semaines, estime Mickaël Schwander. Comme l’hiver a été doux, la nature est partie très vite. Avec la chaleur actuelle, elle s’est vraiment mise en route.»

Le laboratoire cantonal d’oenologie note quant à lui que le débourrement de la vigne, soit le moment de l’ouverture des bourgeons, devrait avoir lieu fin mars-début avril. La courbe d’estimation pour le développement de la vigne fait de 2020 l’année la plus précoce enregistrée depuis 10 ans.

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