L'homme qui fait briller une étoile au sommet de la Dôle

Calendrier de l'Avent (1/24)Dès ce soir, une nouvelle lumière scintillera dans le ciel de La Côte. Conçu par un habitant de Longirod, l'astre éphémère résulte d'un montage périlleux.

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Tout a commencé sur le toit d'une ferme fribourgeoise, il y a près d'un quart de siècle. Déçu de ne pas pouvoir décorer l'église du village à l'occasion de Noël, Stéphane Richard s'était rabattu sur le rural pour y installer une étoile filante. «Elle permet au père Noël de savoir par où il doit passer avec son traîneau, pour amener les cadeaux aux enfants», sourit l'électricien de formation.

Et puis il s'est installé en terres vaudoises, avec sa famille et son désir d'astre de l'Avent. «Comme je ne le voyais plus, il fallait que j'en refasse un par ici», raconte le passionné. Restait à trouver un emplacement. «Vu depuis Nyon (ndlr: où il résidait à l'époque), le seul endroit qui s'y prêtait c'était la falaise de la Dôle.» L'habitant de Longirod y a donc, en 1995, tissé une étoile avec des fils lumineux.

Entre-temps, ses enfants ont grandi. L'étoile aussi. Elle rayonne désormais chaque année sur une surface de 160 mètres de long pour 75 mètres de haut. Soit l'équivalent de deux terrains de foot baignés de lumière, en aval de la station radar de Skyguide qui offre gracieusement l'électricité.

Une vingtaine de bénévoles
C'est fin octobre, lorsque le sommet n'a pas encore revêtu son manteau neigeux, que les bénévoles grimpent installer les 750 mètres de câbles éclairants et remplacer le matériel endommagé par les intempéries. «Une bonne partie des points de fixation avait été arrachée par la neige en 2011», indique le jeune Damien Richard. A tel point que l'étoile n'avait pas pu briller la saison dernière. De quoi alourdir un budget habituellement fixé sous les 5'000 francs et financé par des dons.

Cet automne, dix-sept volontaires sont venus prêter main forte à l'ingénieur électricien, au cours d'une journée placée sous le signe de l'aventure. Le terrain accidenté du vieux massif nécessite des précautions dignes de certaines randonnées dans les Alpes. C'est donc harnachés à deux cordes et casqués que les participants évoluaient sur la face sud-est. «Le danger c'est moins de tomber que de se prendre un cailloux», estime Claude Pilloud, chef de courses au Club alpin suisse.

Dans le déséquilibre de la pente, les opérations ne sont pas toujours évidente. Malgré cette difficulté, l'approximation n'a pas sa place. «La moindre perte d'électricité fait couper l'ensemble de l'installation, met en garde Stéphane Kellenberger, bénévole depuis 12 ans. On doit vraiment faire attention à ce que tout soit étanche.» Débuté au petit matin, le montage ne s'achève qu'à la tombée de la nuit. Mais alors, des étoiles brillent déjà dans les yeux des participants à l'idée de se retrouver après l'Epiphanie pour une nouvelle aventure: ôter à la Dôle son sourire lumineux.

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Créé: 01.12.2013, 09h11

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(Image: Valott)

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